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A chacun ses sifflets – Sport365.fr

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On a beau s’y attendre, on reste toujours fasciné par les dérives comportementales dans un stade de foot. Ou plus généralement dans une enceinte sportive pour ne pas encore faire du ballon rond un bouc-émissaire idéal. Le fait est qu’une fois installé dans sa tribune, le spectateur lambda, comme d’ailleurs le fidèle supporter, perd généralement toute inhibition. Il crie, il siffle, il râle. Et comme il ne connaît pas le nom des joueurs adverses ou de l’arbitre, il les traite tous « d’enculés » pour ne pas afficher son ignorance. Est-ce l’ambiance générale qui libère les cordes vocales et fait disparaître tout semblant d’éducation ? Ou plus simplement un certain sentiment d’anonymat et d’impunité dans cette foule immense ?

« La plus cruelle manifestation de désapprobation du public, c’est son absence : qu’il siffle mais qu’il vienne », a écrit un jour l’Académicien Marcel Achard. On n’imaginera pas une seule seconde que les siffleurs du Parc des Princes vendredi soir aient pu un jour se pencher sur l’œuvre de cet écrivain français du siècle dernier. Mais ils ont, à leur manière, accrédité un peu plus cette thèse que des huées valent mieux que des sièges vides. C’est d’ailleurs le droit du spectateur. Dès lors qu’il a payé sa place et pris possession de son fauteuil, il peut siffler et manifester son mécontentement, comme il l’a fait lors de l’entrée de Karim Benzema avant de l’ovationner quelques minutes plus tard.

Car oui, le supporter a une autre caractéristique universelle : il est très versatile. L’attaquant du Real Madrid a pu le constater après son but et surtout après sa réaction positive lorsque les tribunes l’ont gentiment chambré. En revanche, Mathieu Valbuena n’a pas eu cette chance. En sa qualité de joueur de l’OM, il a connu 30 minutes de bronca dès lors qu’il touchait le ballon, confirmant ainsi les craintes de Loïc Rémy. « J’espère que le Parc ne sera pas trop méchant avec les Marseillais d’hier ou d’aujourd’hui mais ça devrait aller car c’est un public intelligent », avait lancé dans la semaine l’attaquant de Newcastle. On avait oublié de le prévenir : non, l’intelligence n’est pas une qualité indispensable pour venir dans un stade de football. Mais pour finir sur une note un peu optimiste, on paraphrasera le grand Pierre Dac : « A quoi servirait l’intelligence si l’imbécillité n’existait pas ? » Elle s’est encore manifestée vendredi soir. Et même si on le savait, on ne s’y habitue toujours pas…



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