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Alzheimer : les Français veulent savoir – Le Point

Le Point.fr – Publié le 17/09/2013 à 06:01

Neuf Français sur dix veulent connaître leurs risques d’être atteints et se soumettraient à un dépistage précoce s’il en existait un vraiment fiable.

La maladie d’Alzheimer fait peur, mais pas au point de se cacher la tête sous l’oreiller, bien au contraire. C’est le résultat d’une enquête réalisée par TNS Sofres pour l’Espace national de réflexion éthique sur la maladie d’Alzheimer (Erema), à l’occasion de sa troisième université d’été Alzheimer qui se tiendra du 17 au 20 septembre 2013 à Lille (Zénith). Le thème est sans équivoque “Vouloir savoir : anticiper, diagnostiquer, mobiliser”. En cette semaine qui précède la journée mondiale consacrée à cette maladie – samedi 21 septembre -, Le Point.fr ouvre un dossier “Spécial Alzheimer”.

Selon le sondage TNS Sofres, un peu plus d’un quart de la population (27 %) se dit concerné par cette affection neurodégénérative, à titre personnel ou dans son entourage. Un Français sur six estime la connaître, bien ou très bien. Si 50 % des personnes interrogées y pensent parfois pour elles, elles sont 60 % à l’évoquer pour leurs proches, en général à l’occasion de trous de mémoire. Même si c’est souvent une “façon de parler” – puisque des gens même très jeunes évoquent le nom d’Alzheimer à la moindre étourderie -, cette pensée traduit parfois une réelle inquiétude, en particulier pour les aidants, donc les personnes qui soutiennent déjà une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer.

Mais le chiffre le plus marquant de cette étude concerne le nombre de Français qui seraient prêts à se faire diagnostiquer plusieurs années avant l’éventuelle apparition des symptômes : en effet, 90 % des personnes interrogées se soumettraient à un test, à condition qu’il soit fiable, alors même qu’elles reconnaissent l’absence de traitements efficaces. Les individus ayant participé à l’enquête sont presque aussi nombreux à dire qu’ils inciteraient leur conjoint ou leurs parents à faire ce test (respectivement 87 % et 86 %).

Anticiper son avenir

Les raisons de se soumettre à un dépistage sont assez clairement établies dans l’esprit des Français : c’est à la fois le meilleur moyen de se préparer, d’anticiper son avenir, en cas de test positif et d’être rassuré en cas de test négatif. Si les nouvelles sont mauvaises, 82 % des Français vivant en couple estiment nécessaire d’en parler à leur conjoint, 64 % jugent nécessaire de prévenir leur médecin généraliste, voire de consulter un spécialiste de la maladie (44 %), et 45 % de le dire à leurs enfants. En revanche, en dehors de cette sphère de proximité, la parole est bloquée. Pour 61 % des Français, certaines personnes ne devraient pas être mises au courant.

Si les Français semblent vouloir faire face à la vérité, Emmanuel Hirsch, le directeur de l’Espace national de réflexion éthique sur la maladie d’Alzheimer, insiste pourtant sur la difficulté, pour les individus concernés ou leurs proches, d’assumer une semblable perspective. Selon lui, “l’anticipation précoce du risque de développer une maladie neurologique dégénérative ne saurait relever de la seule responsabilité de la personne. Il sera indispensable, le jour où les tests seront au point, d’assurer un soutien aux futurs malades en termes de traitements, de soin et de solidarités publiques.” Et dans tous ces domaines, il reste beaucoup à faire.



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