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Assurance-chômage : la négociation vire à l’affrontement – Les Échos

13/02 | 13:54 | mis à jour à 17:08

Les syndicats sont ulcérés des propositions chocs du Medef dévoilées par “les Echos”. Eric Aubin, le chef de la délégation de la CGT, a symboliquement déchiré le texte à l’ouverture de la troisième séance de négociations sur l’assurance-chômage.

Eric Aubin, chef de la délégation de la CGT – AFP LIONEL BONAVENTURE

Eric Aubin, chef de la délégation de la CGT - AFP LIONEL BONAVENTURE

Les syndicats réagissent violemment aux propositions chocs du Medef sur l’assurance-chômage dévoilées par « Les Echos ». A l’ouverture d’une troisième séance de négociations sur l’assurance-chômage au siège du patronat, le chef de la délégation de la CGT est arrivé en brandissant le document transmis la veille aux syndicats par la première organisation patronale française. « Voilà ce que la CGT pense du projet du Medef », a déclaré Eric Aubin en déchirant le document. « La CGT appelle les salariés, les demandeurs d’emploi, les précaires, les intérimaires et les intermittents du spectacle à se préparer au rapport de force », a-t-il ajouté. Eric Aubin a cependant dit ultérieurement avoir obtenu que soit clarifié le statut de ce document : le négociateur du Medef, Jean-François Pilliard, a précisé que ce n’était « en aucun cas un projet (d’accord) » et « la CGT a pris acte ».

« Une déclaration de guerre »

Le patronat propose notamment de faire varier les droits des chômeurs, la durée de leur indemnisation et la durée minimale d’affiliation à l’Unedic en fonction du niveau de chômage. Mais la proposition qui suscite le plus de trouble est celle qui vise à réintégrer le régime des ouvriers et techniciens de l’audiovisuel et des artistes du spectacle vivant dans le régime commun. Ce qui revient à supprimer leur régime spécifique. « C’est une déclaration de guerre ! » a déclaré mercredi à Reuters le porte-parole de la Coordination des intermittents et précaires du spectacle, Samuel Churin.

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« Provocation »

Quant à la négociatrice de la CFDT, Véronique Descacq, a estimé que les propositions « provocatrices » du patronat faisaient partie d’une stratégie de négociation. Elle a rappelé que le Medef avait évoqué les intermittents du spectacle lors des premières séances et que les syndicats avaient répondu « à l’unanimité » ne pas vouloir soulever le sujet pendant cette négociation. Elle a réaffirmé que l’objectif prioritaire des syndicats était de mettre en place les « droits rechargeables » prévus par l’accord interprofessionnel de janvier 2013. Ce dispositif permet de cumuler les droits acquis pendant des périodes d’emploi différentes et de garder les reliquats d’indemnisation non consommés lors de la reprise d’un travail. Véronique Descacq s’est dite prête à parler modulation des droits selon la conjoncture, à condition que le Medef accepte d’augmenter les cotisations patronales en période de croissance.

Son homologue de Force ouvrière, Stéphane Lardy, a pour sa part estimé qu’il y avait « comme d’habitude beaucoup de provocation » dans les propositions du patronat. « Tout ça c’est du chiffon rouge mais on essaye de ne pas faire le taureau, on essaye d’être intelligent », a-t-il dit. “Il est hors de question que l’on touche à la question des intermittents”, a a-t-il ajouté, se démarquant toutefois du geste de la CGT.

“Moi, je suis quelqu’un de poli, d’écologique, je ne jette pas le papier par terre!”, a-t-il ironisé, jugeant aussi la proposition patronale de modulation des allocations chômage en fonction de la conjoncture “tout à fait absurde”.

Source Reuters



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