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Ce que PSA a à gagner (et à perdre) d’une prise de participation de … – L’Expansion

Le chinois Dongfeng bientôt actionnaire principal du groupe PSA? D’après une information publiée par Le Parisien ce samedi, le groupe pourrait s’emparer de 30% du capital du numéro un français de l’automobile. Ce qui le placerait devant la famille Peugeot, détentrice de 25,4% des parts. Une opération qui ne surprendrait finalement personne, puisqu’envisagée depuis plusieurs mois désormais.

Dongfeng, partenaire de Peugeot en Chine

La piste évoquée ce samedi n’a rien d’extravagant. PSA et Dongfeng sont en effet déjà partenaires sur le marché chinois. L’accord liant les deux groupes porte actuellement sur l’exploitation de trois usines dans la région de Wuhan. Cette collaboration, sous la forme d’une joint-venture, a été actée dès 1992 avec la création de la co-entreprise DPCA (Dongfeng Peugeot Citroën Automobile). Celle-ci gère deux marques dans le pays, Dongfeng Peugeot et Dongfeng Citroën. Sur son site Internet, PSA se félicite d’avoir atteint 3,5% de parts de marché en Chine en 2012 et espère dépasser les 5% à l’horizon 2015.

Dongfeng demeure par ailleurs un acteur de choix sur le marché chinois, le deuxième constructeur automobile du pays. Peugeot n’a jamais caché son ambition de renforcer ce partenariat, expliquant dès septembre dernier avoir l’intention d’aller plus loin. “Nous réfléchissons en permanence aux opportunités pour approfondir notre partenariat avec Dongfeng”, déclarait à l’époque l’un de ses porte-parole.

>> À lire: la Chine va-t-elle sauver Peugeot ?

Quel intérêt pour PSA ?

Évidemment, pour PSA, une telle opération lui permettrait de renflouer ses caisses, largement mises à mal ces dernières années à cause de la dépression du marché européen, qui l’a poussé à procéder à d’importantes dépréciations d’actifs. Le groupe accusait en 2012 une perte de cinq milliards d’euros. Un gouffre financier, que PSA n’a toujours pas réussi à compenser, même si le groupe semble en passe redresser la barre sur l’année 2013. Lors du premier semestre, Philippe Varin, le patron du groupe, a en effet pu se féliciter de la réduction de moitié de la perte nette, à 426 millions d’euros.

Mais le constructeur continue à brûler 100 millions d’euros par mois. Une rentrée d’argent ne serait donc pas de trop. Pour ce qui est des immatriculations, en hausse en septembre, le groupe attend toujours son heure. À l’inverse de Renault, PSA a en effet accusé un nouveau recul de 6,8%, constaté sur ses deux marques, Peugeot (-6,7%) et Citroën (-7,4%).

Le partenariat avec Dongfeng lui permettrait aussi d’investir de façon plus ambitieuse les marchés émergents. Une stratégie déjà déployée par le constructeur, qui peut se targuer d’un accroissement de ses ventes de 33% en un an sur le marché chinois au premier semestre 2013.

Quid de l’accord avec General Motors ?

L’éventualité d’une prise de participation de Dongfeng pose un certain nombre d’interrogations. Notamment parce que PSA est déjà engagé dans un accord avec le géant américain General Motors, détenteur de 7% des actions du groupe. Si l’information publiée ce samedi s’avère exacte, l’opération viendrait donc accentuer encore un peu plus la dilution de l’actionnariat, où s’est également immiscé l’État pour bénéficier d’un droit de regard sur sa stratégie.

La prudence est donc de mise, si PSA espère ne pas froisser son partenaire. Car celui-ci, avec Opel, dispose d’un argument de poids sur le marché européen, si d’aventure un rapprochement entre les deux marques devenait envisageable. Reste que pour le moment, cette collaboration n’a pas vraiment porté ses fruits, alors que GM a refusé en juin dernier d’investir davantage dans PSA lorsque ce dernier lui avait demandé de l’aide. De quoi susciter l’envie d’aller voir ailleurs ?


Économie – Google Actualités

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