11202017Headline:
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Critique du film White House down – ÉcranLarge.com

Le vent a tourné sur la plaine hollywoodienne des superproductions. Jadis considéré comme le père du blockbuster de destruction massive, Roland Emmerich, l’homme qui a atomisé la planète et tout ce qui s’y trouve, semble désormais réduit à un pauvre faiseur parmi d’autres, loin de créer l’événement avec son nouveau plaisir décérébré. Un mal tout relatif mais non moins remarquable au vue de la collection été 2013, truffée de mauvaises surprises au rayon auteurs de première classe – Guillermo Del Toro et Neill Blomkamp en tête. Une excellente raison s’il en faut pour se délecter de White House Down, douce resucée de Die Hard gonflée à la testostérone, aux fusillades, aux explosions et autres moments de bravoure improbables – et donc jouissifs.

John McClane, John Cale : mêmes lettres, même dette. Comme McClane, Cale est un bon bad boy aux méthodes corrosives, rangé du bon côté de la loi, avec un caractère de cheval indomptable et donc, une vie personnelle misérable. Comme son modèle indétrônable, il se retrouve au mauvais endroit au mauvais moment lorsqu’un entretien d’embauche à la Maison Blanche se transforme en visite guidée, elle-même catapultée en pleine guérilla après l’explosion d’une bombe et l’irruption de mercenaires. Comme Jack Bauer, John Cale essaye de sauver sa fille, insupportable et inévitable, tandis que se lève le voile sur un complot qui ferait passer Nixon pour un homme honnête. Il y aurait matière à pister une somme impressionnante de références plus ou moins assumées dans la partition du nouveau Emmerich, mais s’y atteler ne serait qu’une erreur de débutant : White House Down répond à la définition ultime du blockbuster, à savoir un film con, bon, doté d’un sens aigu du timing et de la pyrotechnie.

Né dans les mêmes années que son frère de sang Michael Bay, Roland Emmerich use et abuse de toutes les astuces pour exploiter les lieux à son avantage et plier le décor à sa convenance : destruction de la coupole, fusillades à tous les étages, escapade dans les cages d’ascenseur, course-poursuite sur la pelouse et atterrissage dans la piscine, explosion d’un tank à la roquette, désintégration d’une maison, incendie patriotique ou encore crash d’un avion. Connu pour avoir signé le Zodiac de Fincher, le nouveau Spider-Man et le prochain RoboCop, le scénariste James Vanderbilt s’est creusé les méninges pour exploiter au mieux le berceau de l’Amérique. Un plaisir d’autant plus remarquable que le metteur en scène est habitué à des terrains de jeu bien plus vastes – New-York, la planète, le temps et l’espace. A la manière de Shane Black dans Iron Man 3, Emmerich ressort aussi de sa manche la panoplie très nineties du môme trop malin pour être aimable, qui comble la case émotionnelle du héros. Car la romance n’est en aucun cas de mise dans l’aventure, dédiée à la rencontre insolite entre John Cale et le président des Etats-Unis, bromance un brin décevante car déséquilibrée – Sawyer a beau sortir ses chaussures stylées, il n’en demeure pas moins accessoire, malgré la bonne gueule de Jamie Foxx. A côté de ces répliques gentiment foireuses, le film se pavane dans une suite de retournements de situations pas désagréables mais ne prend pas la peine de sortie des sentiers battus, à l’image de la pauvre Maggie Gyllenhaal cloitrée dans une salle de contrôle derrière un combiné – la CTU de Jack Bauer n’est pas loin. 

La principale erreur de White House Down s’appelle La Chute de la Maison Blanche, alias le-premier-film-sur-la-même-idée-mais-avec-Gerard-Butler, sorti trois mois plus tôt aux Etats-Unis. Un succès minime qui a toutefois ringardisé le concept au point de désamorcer l’événement du film de Roland Emmerich – une erreur là encore très relative, qui sera probablement rattrapée au box-office international. Mais entrer dans une comparaison détaillée avec l’autre film serait encore une erreur : la vérité sur White House Down n’est pas ailleurs. Elle est là, simple et évidente à l’écran, entre les muscles de Channing Tatum, la pyrotechnie de Roland Emmerich et ce grand plaisir ordinaire.


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