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Défaillances d’entreprises : les pires chiffres trimestriels depuis 20 ans – Le Figaro

INFOGRAPHIE – Une étude recense 12.790 redressements et liquidations judiciaires au troisième trimestre 2013, soit une progression de 7,5%. Plus de 90% de ces défaillances concernent des TPE.

La réalité du terrain semble une nouvelle fois contredire l’optimisme affiché du gouvernement sur la reprise économique. Cet été, il n’y a jamais eu autant de redressements et liquidations judiciaires depuis 20 ans, selon l’étude trimestrielle d’Altares publiée aujourd’hui. Ils ont concerné 12.790 entreprises au troisième trimestre, soit une hausse de 7,6% par rapport à la même période l’an dernier. Le mois de juillet a été particulièrement meurtrier, avec plus de 5400 entreprises qui se sont déclarées en cessation de paiement (+8%).

Dans le détail, les TPE représentent à elles seules 90% des défaillances. Les PME d’au moins 50 salariés sont également touchées dans une moindre mesure, avec 92 redressements et liquidations. Plus inquiétant, les défaillances d’entreprises matures (plus de 5 ans d’existence) sont en hausse de 15%. Les déboires des entreprises matures sont davantage le reflet de la conjoncture, alors que les jeunes entreprises disparaissent généralement pour des raisons structurelles. Sur ce trimestre, il ressort clairement que les entreprises de plus de cinq ans ont été confrontées à une panne d’activité: elles représentent une défaillance sur deux, soit 6000 entreprises.

Sur cette période, l’ensemble des sociétés défaillantes pesaient 4,7 milliards d’euros de chiffre d’affaires, pour une perte nette de 200 millions d’euros. Cette faiblesse des bilans avait un caractère structurel, bien antérieur à ce troisième trimestre. En effet, le taux moyen des capitaux propres est de seulement 10%, portant le niveau d’endettement moyen à 88% du bilan total, précise l’étude. Leur défaillance pèse donc sur leurs fournisseurs qui risquent de tomber avec elles. Un tiers de ces dettes, soit 669 millions d’euros, sont en effet dues à des fournisseurs. Les préteurs financiers en détiennent plus de 20%, quand les dettes au fisc et aux organismes sociaux en représentent 17%.

«C’est encore souvent le manque de cash et de trésorerie nécessaire à accompagner la reprise qui font défaut aux acteurs»

Les entreprises les plus touchées sont celles qui traitent directement avec les consommateurs. «La dépense de consommation des ménages, contribuant pour environ 55% au PIB, est le moteur traditionnel de la croissance en France», explique Thierry Millon, responsable des études Altares. «Or, les ménages doivent composer avec une baisse du pouvoir d’achat et un niveau de chômage élevé, les amenant à opérer des arbitrages stricts et donc une contraction de certaines dépenses notamment dans les biens manufacturés et les services à la personne.»

Le secteur des services aux particuliers est donc particulièrement sinistré, avec une hausse de 20% des défaillances. Les coiffeurs, les soins de beautés et corporels sont en première ligne, subissant une progression de 18%. Les autres services à la personne sont également à la peine avec 124 défaillances, soit 33% de hausse. Le secteur de la santé n’est pas épargné, avec plus de 70 défaillances de praticiens infirmiers et des sages-femmes, médecins généralistes, dentistes ou ambulanciers. L’agriculture est sévèrement touchée: l’élevage encaisse une augmentation de 63% des défaillances, quand celle des cultures s’étabit à 39%. Quant à la construction, le secteur passe le cap des 3.600 défaillances (+5%).

«L’industrie manufacturière et les services aux entreprises n’échappent pas à ce climat d’incertitude mais plus qu’une absence de marché, quoique les carnets peuvent peiner à se remplir, c’est encore souvent le manque de cash et de trésorerie nécessaire à accompagner la reprise qui font défaut aux acteurs», précise Thierry Millon. Selon lui, le poste clients, c’est-à-dire l’argent «dehors», représente 30% du total de l’actif. En clair, les entreprises sont asphyxiée par leur manque de trésorerie.


Économie – Google Actualités

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