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Deschamps n’a pas de certitudes, uniquement des convictions – Sport365.fr

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Didier Deschamps, Olivier Giroud sera-t-il titulaire ?
J’avais confiance en Karim, j’ai toujours confiance en Karim, mais j’ai confiance en Olivier aussi. Ils ont été alignés ensemble par moment, l’un peut remplacer l’autre. Ça ne marche pas toujours dans le même sens. La hiérarchie, vous pouvez la faire. De par les performances, il y a des joueurs qui s’imposent. Il y a une concurrence plus ou moins forte à certains postes. Avec des joueurs qui sont peut-être aussi assez proches à certains postes. Karim et Olivier sont deux joueurs aux caractéristiques différentes. Après, c’est aussi une question de qui joue derrière et sur les côtés aussi.

Ce match contre l’Australie est-il important pour vous dans l’optique des barrages ?
Oui, c’est important. On a cet objectif des barrages au mois de novembre et ce pour deux raisons, comme je l’ai dit au début du stage. Premièrement, le fait de gagner, c’est toujours mieux pour la confiance et la sérénité. Surtout au sortir de notre deuxième mi-temps réalisée à Gomel. Et puis parce que ça doit nous permettre de rapporter des points sur le classement FIFA et de pouvoir l’améliorer avec le match de demain et celui de mardi.

Que savez-vous de cette équipe d’Australie ?
C’est une équipe qui est déjà qualifiée pour la Coupe du Monde, avec des joueurs qui jouent un peu au quatre coins du Monde. Certes, leur dernier match contre le Brésil a été difficile (ndlr : défaite 6-0), pénible, mais il y a des joueurs qui jouent dans de bons clubs. Ils sont un peu partout, entre le Qatar, l’Angleterre, la Suisse, l’Allemagne, la Chine ou le Japon… Ce sont des joueurs internationaux avec une équipe qui a un jeu assez direct et qui est plutôt efficace. Notamment dans tout ce qui est le jeu sur les côtés, avec beaucoup de centres et une bonne efficacité sur ses ballons venus des côtés.

Comme le Stade de France, le Parc des Princes reste-t-il à vos yeux une maison pour les Bleus ?
C’est une maison, mais on a bien fait de déménager. Car moi, si je dois me rappeler d’une maison, je préfère me rappeler de celle qui est un peu plus loin, le Stade de France. Ici, j’ai mon plus mauvais souvenir (ndlr : élimination de la Coupe du Monde 1994 face à la Bulagrie à la dernière minute de jeu). Mais je ne viens pas avec anxiété ou quoi que ce soit. On est content d’être là, c’est un beau stade, il sera bien rempli demain. C’est une belle enceinte de football mais depuis la construction du Stade de France et la Coupe du Monde, l’équipe de France est liée au Stade de France.

Comptez-vous aligner un onze expérimental demain contre l’Australie ou jauger de nouveaux éléments en vue des barrages ? En gros, y a-t-il des places à prendre ?
(Il hésite) Oui, pourquoi pas. J’ai deux matchs à gérer, les joueurs qui sont là, je les connais individuellement. Après, il s’agit de rentrer dans un collectif. Après, c’est mieux pour tous d’être performant, évidemment. Et j’espère qu’ils le seront entre demain et mardi.

« Besoin d’une ébullition en interne »

Est-ce que le fait que Loïc Rémy ne joue pas au même poste compte selon vous ?
Loïc peut jouer aux trois postes. Il a même joué à gauche, je m’en rappelle. Il n’était pas content à Marseille quand je le faisais jouer à gauche. Pourtant, il marque des buts à gauche. Après, ce n’est pas un milieu, c’est un attaquant. Il peut jouer dans l’axe, avec sa spécificité aussi. J’ai eu à le faire jouer dans l’axe mais je le vois plus performant quand même sur les côtés.

Au-delà du résultat, qu’attendez-vous de ces deux matchs ?
De les gagner. Car quand on les gagne, on est un peu plus tranquille, on a un peu plus de sérénité. Voilà, ça ne va pas augurer dans un sens comme dans l’autre de la réussite en novembre. Mais ça me semble logique de passer par de bonnes performances et de bons résultats. On ne va pas s’en plaindre, ça sera la meilleure des façons. Après, ce sera un autre contexte, différent. Personne ne connaît l’adversaire aujourd’hui, mais quand on dit préparer, c’est se mettre dans l’état d’esprit dans lequel on devra être au mois de novembre, mais dans un contexte complètement différent.

Avez-vous des certitudes ?
Non, des convictions, à la limite. Les certitudes, elles sont vite balayées du jour au lendemain. Poteau rentrant, poteau sortant à la 90eme minute. Quand on avait joué le Japon, vous m’aviez déjà demandé à quoi servait ce match, mais j’aurais préféré faire au moins match nul voire le gagner car on aurait eu un peu plus de tranquillité avant d’aller en Espagne. Tant mieux s’il y en a qui ont des certitudes, mais elles peuvent être balayées d’un match à un autre par des impondérables, des suspendus, des blessés. Au mois de septembre, on était 25, je sais sur qui je peux compter à condition qu’ils soient disponibles et sélectionnables. J’ai des convictions, mais pas de certitudes. Si les deux matchs pouvaient bien se passer, qu’on les maîtrise, qu’on ne donne pas d’occasions et qu’on puisse marquer des buts, de préférence les joueurs offensifs car ils sont là pour ça, ce serait le match idéal.

Allez-vous présenter deux onze différents ?
Non, non. Ça ne sera pas deux équipes identiques, mais je ne vais pas faire jouer onze joueurs différents. Je les prépare tous, mais il y a quand même un noyau dur à conserver en tenant compte des cas particuliers : s’il y en a qui ont beaucoup joué ou de ceux qui pourraient avoir un souci au premier match. J’essaye de prévoir, mais parfois ça peut tomber à mal par rapport au premier match.

N’êtes-vous pas finalement le leader de cette équipe ?
Je ne suis pas joueur. Après, le sélectionneur ou l’entraîneur est là pour guider, orienter, dicter les règles de vie et les choix sur le terrain et les options. Après, comme quand j’étais joueur, les acteurs, ce sont les joueurs. Entre eux, il y a besoin qu’il y ait une ébullition en interne et que certains prennent la parole. Après, tu peux avoir des leaders autrement que par la parole ou le geste. Il y a aussi ce qu’ils font sur le terrain aussi, dans leur engament, leur détermination… Ça peut se matérialiser dans différents domaines.

« Je souhaite que tous ceux qui rentrent aient la même attitude que Samir »

Tenez-vous votre onze-type pour les barrages ?
Il peut être évolutif, mais en majorité oui. Il peut y avoir des choix plus difficiles sur deux ou trois postes au maximum. Je sais le système dans lequel on est le plus performant, vous le savez vous aussi, même si l’évolution du score peut m’amener à prendre des options différentes en cours de match.

Le fait de ne jamais avoir pu aligner deux fois la même équipe vous oblige-t-il à aligner une équipe avec les hommes en forme du moment plutôt que sur leur potentiel ?
Non, car ça voudrait dire que le critère pour mes choix est celui de la forme du moment, c’est dangereux. Rémy, je l’appelle parce qu’il est performant aujourd’hui. Avant, il ne l’était pas. A lui de maintenir, je ne vais pas changer pour changer. Yohan Cabaye et Raphaël Varane reviennent, mais pour des raisons différentes. C’est l’association des deux, ce n’est pas que l’expérience ou la forme du moment. Sur les 23, une grande majorité aura du temps de jeu.

Pourquoi alternez-vous entre Evra et Clichy sur le côté gauche et regrettez-vous le choix de Lucas Digne, qui ne joue pas au PSG ?
Avec Patrice et Gaël, j’ai la chance d’avoir deux joueurs qui jouent dans deux grands clubs anglais, qui sont habitués et ont une certaine expérience en équipe de France. Avec des profils un peu similaires mais pas non plus totalement. Je ne peux pas donner tout à l’un ou tout à l’autre. J’essaye d’alterner pour que chacun ait du temps de jeu. C’est vrai qu’ils sont proches, même si Patrice a dû jouer un peu plus de matchs. Mais Gaël en a joués aussi. Je suis globalement satisfait, même s’ils peuvent faire plus tous les deux. Digne ? Il a fait un choix, qui, aujourd’hui, sportivement, change forcément ses habitudes puisqu’il jouait tous les matchs à Lille. Il n’a commencé que deux matchs avec le PSG depuis début août, il fait partie des joueurs qui ont le potentiel pour représenter l’avenir du foot français. J’ai dit ça sur d’autres, et ils sont avec moi. Mais il ne peut pas l’être lui aujourd’hui car il joue très peu.

Samir Nasri mérite-t-il une place de titulaire et va-t-il débuter ?
Il a fait deux bonnes rentrées. La première était un peu courte mais il a donné une bonne impulsion au jeu en jouant dans une position axiale. La deuxième, il a eu un peu plus de temps et a marqué un but important. Je souhaite que tous ceux qui rentrent aient la même attitude et la même influence sur l’équipe. Il a faim, il a envie, ça se voit. Il a souffert, beaucoup. A lui de maintenir ça, mais il mérite tout autant que les 23 qui sont là. Il aura du temps de jeu lui aussi.

Zinédine Zidane ferait-il selon vous un bon sélectionneur ?
Un très bon, je n’en ai aucun doute.



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