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« Faire de la transition énergétique un levier de sortie de crise » – La Tribune.fr | La-Verite
07282017Headline:
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« Faire de la transition énergétique un levier de sortie de crise » – La Tribune.fr

LA TRIBUNE – La France verte semble en panne de consensus. La Conférence environnementale peut-elle permettre de passer à la vitesse supérieure ?
BRUNO LECHEVIN – Le débat national sur la transition énergétique est un débat global sur l’avenir de notre société face aux défis énergétiques et climatiques. De lui dépendent notre avenir et nos emplois, la forme de l’économie de demain. Malgré les difficultés économiques, il n’a pas explosé en vol. Chacun a été dans son rôle. Il y a eu le coup d’éclat du Medef en juillet, semblant révéler une posture assez frileuse sur le sujet criant de l’énergie. Les Verts, les syndicats, les ONG ont aussi tour à tour haussé le ton… Mais personne n’a claqué la porte. Tout le monde reconnaît que la transition énergétique est inéluctable même si les appréciations sont très différentes sur les priorités et les moyens d’y parvenir. Certains considèrent qu’il faut fixer un objectif élevé de baisse de la consommation d’énergie pour atteindre le Facteur 4 [division par 4 des émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2050, ndlr]. D’autres disent que la sobriété énergétique est antinomique avec la sortie de crise et la relance de l’industrie.
Pour éclairer ce débat, l’Ademe a mis sur la table un scénario à double horizon, 2030 et 2050, qui permet une diminution de notre empreinte environnementale et de notre consommation d’énergie, sans tomber dans le spectre de la décroissance. Cet exercice de prospective repose sur une consommation énergétique réduite de 18 % en 2030 et de près de 50 % en 2050. Il permet de regarder plus sereinement la question du mix énergétique et la place des énergies renouvelables par rapport au nucléaire. Je suis par construction contre les politiques du tout… Le tout nucléaire, le tout solaire, le tout diesel… Les bonnes solutions sont toujours constituées d’un équilibre, d’un bouquet de solutions.

La production d’énergies renouvelables est pourtant en panne…
L’Ademe envisage 35 % d’énergies renouvelables dans le scénario 2030, partant de 12 % de mix global actuellement. L’objectif est atteignable à condition de poursuivre une politique volontariste. Il y a eu trop de « stop and go » sur les tarifs de rachat, sur la règlementation… les secteurs ont besoin de visibilité sur l’avenir pour investir.
Plus globalement, la réussite de l’objectif énergétique repose désormais sur une plus grande décentralisation. La maîtrise de la consommation et la production d’énergie renouvelable doivent se développer au niveau des territoires. Il ne s’agit pas d’aller vers une sorte d’autarcie énergétique, mais d’améliorer la gouvernance de l’énergie et d’en faire un instrument de l’attractivité des territoires. Avec les nouvelles technologies, comme les smart grid [réseaux électriques intelligents], les consommateurs d’énergie peuvent aussi devenir des producteurs, des autoconsommateurs et même des effaceurs…
Ce nouveau modèle repose sur la coopération de tous les acteurs. Tout ne viendra pas d’en haut. C’est sur le terrain, de façon horizontale que la transition se fera.

Oui, mais cela coûte cher…
Les surcoûts apparents des énergies renouvelables devraient être mis en regard de ceux découlant de certaines désorganisations liées au développement du marché de l’énergie. La question centrale, c’est de décider quel chemin on prend pour arriver aux objectifs du Facteur 4.  Après on peut toujours discuter de la durée de vie des centrales nucléaires et du nombre de fermetures. Mais si on attend de façon passive, on est certain que la catastrophe énergétique est devant nous. Or l’objectif de 50 % de nucléaire en 2025 est, selon notre scénario, tout à fait réalisable.
Sans contrainte a priori, en faisant des hypothèses réalistes de production d’énergie renouvelable et de baisse de la consommation grâce à la rénovation des bâtiments, nous arrivons de fait juste en dessous de 50 % de nucléaire dans le mix énergétique 2030.

La loi est sans cesse retardée. On dit maintenant qu’elle sera présentée après les municipales…
J’espère que la loi ne tardera pas trop car les enjeux économiques et sociaux de la transition sont prégnants. À l’inverse, il faut se garder d’un texte élaboré trop hâtivement. Si la loi pouvait être adoptée avant la fin de 2014, ce serait un bon résultat.
Ce qui est nécessaire, c’est de faire de la transition énergétique un levier de sortie de crise. Comme l’a dit le président dimanche 15 septembre, ce doit être un atout pour retrouver une dynamique économique positive. Les entreprises françaises y sont prêtes, parce qu’elles savent que la croissance verte est un facteur d’innovation. Le plan Montebourg sur les 34 filières industrielles le montre bien : dans l’énergie, les transports et le bâtiment, les projets foisonnent.

Reste à définir des priorités. Le président a évoqué le plan de rénovation énergétique…
Le plan de rénovation des bâtiments est crucial. Dans notre scénario 2030-2050, une part importante des réductions de consommation d’énergie repose sur la réduction des « passoires thermiques » dans le bâtiment. L’objectif est d’atteindre un rythme de 500 000 logements rénovés par an à l’horizon 2017. Actuellement, on est à moins de 200 000 ! Voilà un bon exemple pour faire de la transition énergétique un levier d’activité et d’emploi. De 2006 à 2011, le marché de l’isolation est passé de 7,5 à 10,2 milliards d’euros, soit, rapporté en emplois, 22 000 équivalents temps plein. Les filières concernées sont mobilisées ainsi que les services de l’État et les collectivités locales. On a là un vrai enjeu de société avec, à terme, des marges de manœuvre pour le pouvoir d’achat face à la hausse inévitable des prix de l’énergie.

Comment accélérer la cadence ?
Pour que cela marche, il faut prévoir un accompagnement fiscal et social, et une communication très forte. Le président a évoqué la piste du crédit d’impôt rénovation thermique et le débat sur le taux de TVA sur les travaux… Ce n’est plus un débat d’experts : l’appropriation de la rénovation énergétique doit se construire sur du concret. Le gouvernement a chargé l’Ademe de la mise en place d’un numéro Azur qui renverra vers des services de conseil de proximité, les points rénovations info service. Pour communiquer vers le grand public, une grande campagne nationale, presse TV et radio, va être lancée d’ici à la fin de l’année autour du thème de la rénovation et des économies financières. L’idée est notamment de conduire les gens à penser à la rénovation thermique à l’occasion de tous travaux. Les aides, fiscales ou non, seront écoconditionnalisées à partir de février 2014, c’est-à-dire qu’elles seront ciblées vers les travaux réalisés par des entreprises ayant le label RGE [reconnu Grenelle environnement] et dont les résultats sont contrôlés.

Autre sujet majeur, la mobilité et les transports. Dans votre scénario, cela ne produira pas de résultats avant les années 2030-2050…
Deux éléments seront décisifs : les opportunités technologiques et le changement des comportements, qui peuvent prendre du temps. Pour cela, nous devons penser dès aujourd’hui la ville de demain, les conditions de déplacement et soutenir de nouveaux usages, comme l’autopartage. La révolution numérique et la généralisation des smartphones sont des outils extraordinaires. On n’est qu’au tout début des changements apportés par les smartphones qui deviennent des outils d’information en temps réel sur les trajets, le trafic, la météo et permettront de développer une économie du partage et favorisant la multimodalité. Et il y a tout le travail de recherche sur les véhicules du futur.
En termes d’innovation, l’Ademe anime quatre programmes dans le cadre des investissements d’avenir, à hauteur de 2,3 milliards d’euros, dont 310 millions sur le véhicule du futur. Et 1,1 milliard supplémentaire a été prévu dans le cadre du deuxième plan investissements d’avenir, annoncé en juillet. Mais ces progrès technologiques ne produiront pas de résultats massifs avant dix ou quinze ans. C’est la raison pour laquelle l’effet sur la baisse de la consommation mettra du temps.

Les prix de l’énergie explosent, en même temps que la précarité énergétique. Les tarifs sociaux jouent-ils leur rôle ?
Delphine Batho [ex-ministre de l’Écologie] m’avait demandé en juin un audit des tarifs sociaux de l’énergie. J’ai remis ce rapport à Philippe Martin [nouveau ministre de l’Écologie] en juillet, à la veille de la clôture du débat national sur la transition énergétique. Je constate que les tarifs sociaux ne touchent pas suffisamment leur cible. Il y a 4 millions de foyers en situation de précarité énergétique qui dépensent plus de 10 % de leur revenu pour s’éclairer et se chauffer. On observe aussi une forte augmentation de la difficulté de payer la facture d’énergie. Dans les dossiers reçus par le médiateur de l’énergie, la dette énergétique moyenne est passée à 2000 euros. Enfin, notre système est inéquitable car il ne traite pas la question des gens qui se chauffent au fuel ou au bois.
Avec la crise et la hausse des prix de l’énergie, ce sujet est devenu une urgence sociale. Le rapport préconise la mise en place d’un chèque énergie pour les ménages en situation de précarité énergétique. Cet effort de solidarité est la condition pour faire face à la hausse des prix. Ainsi, le rapport propose que les ménages précaires reçoivent une aide de 280 euros par an et par foyer, grâce à des tarifs sociaux revalorisés et à la création d’un chèque énergie, l’ensemble représentant un coût de 1 milliard d’euros.

La fiscalité écologique a du mal à voir le jour. Est-ce compatible avec la pause fiscale annoncée par le chef de l’État ?
Il ne s’agit pas forcément d’inventer de nouvelles taxes vertes au-delà de ce qui existe déjà. L’idée est plus d’identifier une composante carbone dans les taxes existantes. Qu’importe le niveau de départ. Il faut mettre le pied dans la porte pour faire prendre conscience que le carbone a un prix. Créer et installer cet objet fiscal dans les esprits serait un pas en avant considérable. L’idée est de transférer une part des fiscalités existantes, comme celles du travail ou de la valeur ajoutée, vers des taxes environnementales, afin de donner un signal prix sur la pollution tout en rendant l’économie plus compétitive. Pour les ménages comme pour les entreprises, il s’agit d’une incitation à faire des travaux ou des investissements de sobriété énergétique. Dans l’industrie, 30 % de l’énergie consommée concerne les « utilités » comme l’éclairage, les pompes, etc. Réduire cette dépense de 10 % est possible avec les technologies actuelles. 10 %, c’est déjà gigantesque dans le prix de revient de certains produits !

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Focus: la cheville ouvrière de la croissance verte

Originaire du Pas-de-Calais, Bruno Lechevin a un long passé de militant. Entré en 1967 aux Jeunesses ouvrières chrétiennes, dont il devient président de 1974 à 1978, ce rebelle a commencé par quitter le collège pour passer un CAP de menuisier et découvrir le syndicalisme au sein de la branche construction-bois de la CFDT. Il travaille ensuite chez EDFGDF dans la région lyonnaise, avant de devenir secrétaire fédéral de la fédération Gaz-Électricité de la CFDT. Membre du bureau national du syndicat, il est ensuite secrétaire fédéral de la fédération Énergie-Chimie de 1997 à 1999.

Le syndicalisme mène à tout, même à Sciences Po Paris, dont il sort diplômé. En 2000, nommé commissaire au sein de la toute nouvelle Commission de régulation de l’énergie (CRE), le syndicaliste observe, sans la cautionner, l’ouverture du marché de l’électricité et du gaz, et en tire la forte conviction qu’il faut l’accompagner d’un renforcement de la protection des consommateurs et des plus fragiles.

En 2008, il rejoint le médiateur national de l’Énergie, au poste de délégué général, où il travaille sur l’accélération de la transition énergétique. Il sera d’ailleurs, avec le socialiste François Brottes, l’un des corédacteurs du projet du candidat François Hollande sur l’environnement. C’est lui qui, après le bras de fer avec Europe Écologie-Les Verts, soufflera le scénario d’une réduction à 50 % de la part du nucléaire dans le mix énergétique français en 2025.

Désormais à la tête de l’Ademe, un établissement public qui fait régulièrement la une des médias à propos des restrictions budgétaires que veut lui imposer Bercy, il bénéficie du contrecoup du départ fracassant de Delphine Batho, qui permettra à l’Ademe de retrouver les mêmes autorisations d’engagements qu’en 2013 pour l’an prochain (590 millions d’euros). Il faut dire que les quelque 1000 salariés de l’Ademe vont avoir du pain sur la planche pour accélérer la rénovation thermique des logements, qui nécessitera un immense effort d’information sur tout le territoire avec les acteurs du bâtiment, les élus et le grand public.

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