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Fiscalité des entreprises: le Medef dénonce le double discours du … – Le Figaro

Lors de sa première conférence de presse mensuelle comme nouveau patron des patrons, Pierre Gattaz a qualifié d’absurde le nouvel impôt sur l’excédent brut d’exploitation concocté par Bercy.

Et maintenant, des preuves! Saluant les propos favorables aux entreprises de François Hollande, Pierre Gattaz, le président du Medef, n’a pas manqué de dénoncer dans le même temps «l’écart incroyable entre ce discours et les mesures qui sont prises», lors de sa première conférence mensuelle. Et le nouveau patron des patrons de pointer les 2,5 milliards de mesures nouvelles qui frapperont les entreprises l’an prochain.

Le PDG du groupe Radiall a notamment porté la charge sur la grande nouveauté du projet de budget 2014, l’impôt sur l’excédent brut d’exploitation (EBE) des entreprises réalisant plus de 50 millions de chiffre d’affaires, un prélèvement inventé «de façon totalement improvisée sans avoir fait une étude d’impact», selon lui. «Pour moi, il est totalement absurde car il va taxer encore une fois les gens qui investissent, aussi bien dans les services que les industriels», a ajouté Pierre Gattaz. De fait, les amortissements pour investissement ne sont pas compris dans l’EBE. Une entreprise qui investit beaucoup a donc un EBE important, ce qui lui vaudra d’être lourdement taxée.

«Aujourd’hui, le pays est en surfiscalité» a répété Pierre Gattaz, qui a demandé une baisse du taux d’impôt sur les sociétés, une suppression de l’IFA (déjà prévu dans le projet de budget 2014) et de la C3S (une contribution assise sur le chiffre d’affaires). Le Medef travaillera dans les prochains mois sur une refonte de la fiscalité des entreprises et fera des propositions pour baisser les dépenses publiques.

Qualifiant la réforme des retraites «d’occasion manquée», Pierre Gattaz n’a pas caché son inquiétude au sujet du compte pénibilité, qui permettra aux salariés ayant eu des métiers pénibles de partir plus tôt à la retraite ou faire des formations. «On a ouvert la boîte de Pandore» a-t-il lancé. Il s’est offusqué du fait que, pour le gouvernement, la pénibilité au travail touche 20% des salariés. Ce faisant, «on dit que tout travail est pénible» a-t-il dénoncé.

Pierre Gattaz a, dans la foulée, annoncé la mise en place d’un groupe de travail au sein du Medef sur les 35 heures. «Faisons sauter les 35 heures, le temps de travail doit être décidé par branches et par entreprises» a-t-il proposé. En revanche, le président du Medef a mis de l’eau dans son vin sur l’assurance-chômage, dont la renégociation de la convention en cours doit démarrer à la fin de l’année. Après avoir demandé une dégressivité des allocations chômage, il estime désormais qu’il faut «trouver des dispositifs permettant aux chômeurs de rentrer plus vite dans la vie active», avant tout «par un système d’incitation». Plus question donc de baisser les droits des chômeurs.


Économie – Google Actualités

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