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Grossesse à risque : 20 % des femmes concernées – Le Figaro

Pour quelque 830 .000 femmes enceintes en France chaque année, 160.000 présenteront une grossesse pathologique. Une grossesse «au cours de laquelle survient un événement qui comporte un risque pour la mère ou pour l’enfant». Un risque non négligeable que les femmes enceintes, bien que très suivies, sous-évaluent largement. C’est le principal constat d’une enquête menée auprès d’un millier de femmes à la demande de Premup (la fondation de coopération scientifique sur la grossesse et la prématurité). Ainsi, plus d’une femme sur trois ne considère pas la grossesse comme une période à risque. «Un constat très étonnant et instructif», souligne le Dr Danièle Evain Brion, la directrice de la fondation PremUp.

Toujours selon l’étude, plus de 50 % des femmes déclarent n’avoir rien fait pour préparer médicalement leur grossesse. Elles sont aussi très nombreuses à considérer qu’un suivi insuffisant d’une femme enceinte n’a qu’un très faible effet sur les grossesses pathologiques. «Il y a deux messages prioritaires», assure Danièle Evain Brion. Dans la mesure où la très grande majorité (75 %) des grossesses sont programmées, «il est très important que les femmes aillent voir un médecin, ce qui permettra d’identifier rapidement des problèmes éventuels (hypertension, surpoids…)», souligne-t-elle.

«Le deuxième message s’adresse aux femmes en situation de précarité pour leur dire qu’il existe un réseau pour les recevoir: centres PMI (protection maternelle infantile), sages-femmes… Plus on déclare rapidement une grossesse, plus vite on entre dans un parcours de soin.» Il est important de savoir qu’un test de grossesse prescrit par un médecin est remboursé. Il est toutefois inquiétant de noter que, toujours selon l’enquête, «près de deux tiers des femmes déclarent ne pas avoir reçu de conseils de la part de professionnels durant leur maternité».

«Cette enquête nous montre qu’il y a encore beaucoup de pathologies totalement méconnues dans la société», poursuit la responsable de PremUp. Les femmes connaissent la prématurité, mais la moitié d’entre elles n’ont jamais entendu parler du retard de croissance intra-utérin. Or «c’est la première cause de mortalité néonatale et c’est à l’origine de la grande prématurité», avec des risques de handicap pour l’enfant, voire des problèmes de santé qui peuvent être développés à l’âge adulte.

«Il est très important de développer la recherche autour de cette thématique», soulignent encore les responsables de la fondation, qui organisent pour la troisième année «La marche des bébés» le 13 octobre à Paris. Cette manifestation a vocation à collecter des fonds pour la recherche sur le retard de croissance intra-utérine. Cela marquera le début de la Semaine nationale de mobilisation pour la santé des femmes enceintes et du nouveau-né, avec des actions prévues dans cinq grandes villes de France.

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