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“Hausse” du chômage : ces médias qui veulent à tout prix démontrer … – Le Nouvel Observateur

 

François Hollande à Aubervilliers, le 28 novembre 2013 (E. LAURENT/SIPA)

Il y a un mois, lorsque le nombre d’inscrits à Pôle emploi a baissé d’un demi point, les médias, dans une belle unanimité, ont ironisé sur cette baisse, peu significative selon eux, due uniquement aux emplois aidés. Aujourd’hui, alors que nous assistons à une hausse du même demi-point, dans un nouvel unisson, les journalistes écrivent que le chômage est reparti à la hausse.

Pourquoi, pour la même vérité statistique (0,5%) a-t-on des réactions aussi différentes ? Manifestement la seule obsession des éditorialistes, voire des journalistes, est de prouver qu’Hollande à tort. Qu’importe la réalité, que Michel Sapin et François Hollande ont rappelé, à savoir que “l’évolution des demandeurs d’emploi sans aucune activité est passée de + 30.000 par mois au premier trimestre 2013, à + 18.000 par mois au deuxième, puis à + 5500 par mois au trimestre”, il faut que Hollande ait tort et qu’il n’ait pas tenu sa promesse.

Ne serait-il pas plus raisonnable — et plus objectif — de constater qu’il y a une véritable amélioration de la tendance et que cela se traduit, pour certaines couches de la population par un meilleur accès au monde du travail ?

Attendons tous les résultats de 2013

J’ai entendu ce matin un politique dire qu’on ne peut raisonner sur les trimestres car la règle, jusqu’à présent, était de calculer par mois. On a l’impression que juger de la situation du pays est un jeu, qu’on a fixé les règles auparavant, et que s’inscrire “dans une durée longue”, comme l’a dit Sapin n’est “pas de jeu”.

À quelle infantilisation veut-on nous ramener ? Il faudrait donc accepter de se soumettre au temps journalistique, celui du “nez sur le guidon” ? Il faudrait juger des résultats d’une politique sur une baisse d’un demi-point ? Laissons cet argument à Copé et à son parti qui n’a pas été capable d’inverser cette courbe.

Avant de se réjouir trop vite d’avoir gagné une partie (la droite n’est plus au temps de Gaulle qui gagnait une “bataille”), les contempteurs de la politique économique actuelle devraient quand même, pour éviter un éventuel ridicule, attendre les résultats du mois de décembre. Car il faut rappeler à ces partisans du bashing tête baissée que la statistique donnée hier est la dernière produite en 2013, mais pas la dernière mesure de la réalité de 2013. Est-ce trop compliqué à comprendre et à expliquer ?

Nul n’est besoin d’être un mathématicien professionnel pour savoir aussi qu’une courbe est une trajectoire qui passe entre des points qui se situent au-dessus ou au-dessous d’elle. Les chiffres du mois d’octobre était au-dessus de la ligne, ceux de novembre en-dessous. Reste à savoir comment dans les mois à venir la suite des résultats mensuels l’orienteront. Mais, pour le savoir, il faut encore au minimum un mois. Trop court pour la logique médiatique qui a besoin de ses polémiques quotidiennes et qui voudrait que chaque jour soit le Jugement dernier.

Peu de signes positifs en novembre

Le répit aura été de courte durée : le chômage est reparti à la hausse en novembre, avec 17.800 demandeurs d’emploi sans activité supplémentaire. Fin novembre, 3,29 millions de demandeurs d’emploi de catégorie A pointaient à Pôle emploi, un chiffre proche du record historique.

“Les chiffres du chômage pour le mois de novembre viennent atténuer ceux du mois d’octobre, mais ils ne modifient pas la tendance”, a estimé le chef de l’État, pour qui “l’inversion de la courbe du chômage, sur laquelle [il s’est] engagé, est bien amorcée.”

En effet, explique M. Hollande, “l’évolution des demandeurs d’emploi sans aucune activité est passée de + 30.000 par mois au premier trimestre 2013, à + 18.000 par mois au deuxième, puis à + 5500 par mois au troisième trimestre”.

Le président de l’UMP, Jean-François Copé, a appelé François Hollande à “prendre acte” de son “échec” par un “changement de politique économique”. Notant “une nouvelle dégradation des chiffres du chômage”, le Medef demande pour sa part de remettre en tête des priorités du gouvernement “la baisse des prélèvements obligatoires et des dépenses publiques”.

En octobre, après une hausse quasi ininterrompue depuis avril 2011, le nombre d’inscrits en catégorie A avait nettement baissé, faisant dire à François Hollande que l’inversion était “amorcée”. Mais, en novembre, les indicateurs sont repartis dans le rouge : le chômage des jeunes, en baisse depuis plusieurs mois, est légèrement remonté. Et, pour les plus de 50 ans comme pour les chômeurs de longue durée, l’explosion s’est confirmée : plus de deux millions de personnes étaient sur les listes de Pôle emploi depuis plus d’un an, un niveau record.

Seul signe positif : la baisse globale des inscrits en incluant les chômeurs ayant travaillé à temps partiel ou en contrats courts.


Économie – Google Actualités

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