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La cigarette électronique, bientôt un médicament ? Sa … – Le Nouvel Observateur

Un homme fume une e-cigarette à Metz, le 21 mai 2013 (A.PICORE/MAXPPP).

Faire de la cigarette électronique un médicament est assez logique, et ce même si l’on ne dispose pas vraiment de données sur ce produit. Il ne s’agit pas de dédiaboliser le tabac par la médicalisation du vapotage, mais tout simplement de ranger dans un tiroir ces cigarettes électroniques pour mieux les contrôler.

Déferlement d’usage et expérimentation sauvage

Il est intéressant qu’un million de Français soient prêts à faire une expérimentation sauvage sur eux-mêmes d’un produit dont on ne sait rien alors qu’ils sont si prompts à pousser des cris d’orfraie pour que des médicaments aux effets indésirables soient retirés du marché. Ce déferlement d’usage signifie qu’il y a un terrible besoin d’aide à l’arrêt du tabac.

C’est la preuve que les fumeurs sont prêts à payer pour tenter d’arrêter de fumer. Mais, depuis 2004, il a été mis fin à la politique fiscale anti-tabac. Les augmentations des prix de paquets de cigarettes ont été le fait des industriels et se sont toujours faites à la barre de ce que le marché peut absorber, sans mettre à mal la consommation.

Autorisation de mise sur le marché

Bien sûr, il faut que l’on sache si l’inhalation de la glycérine est toxique à long terme, si la cigarette électronique est un bon moyen pour arrêter de fumer, si elle peut à l’inverse être un produit d’initiation au tabac… C’est tout l’avantage d’en faire un médicament : ce statut nécessitera une autorisation de mise sur le marché, une réglementation plus cadrée de ses usages (a-t-on le droit de vapoter dans les lieux publics ?) et a fortiori des évaluations de ses effets.

Pour le moment, ce que l’on sait, c’est que la cigarette classique est la première cause de cancer en France et tue 70.000 personnes par an. Cette toxicité est notamment due au goudron et au monoxyde de carbone, qui provoquent non seulement des cancers mais aussi des problèmes circulaires, cardiaques, pulmonaires… Or les cigarettes électroniques ne contiennent pas ces produits-là.

Effets sur la santé de la population

Peu d’études se sont penchées sur les effets des cigarettes électroniques. Une étude néo-zélandaise, menée sur 657 personnes, a ainsi souligné le faible effet des cigarettes électroniques comparées aux patchs nicotiniques dans le sevrage tabagique (7,3% d’abstinents après six mois, contre 5,8% avec des patchs et 4,1% avec des cigarettes placebo). Il en faut d’autres pour connaître les effets sur la santé de la population.

Ce produit est utilisé par tellement de personnes qu’il est grand temps de mettre en place des mesures en phase avec la réalité. Tant que l’e-cigarette reste un produit de consommation courante, elle va à l’encontre des activistes anti-tabac, qui tentent de dénormaliser le tabac. Si elle devient un médicament, on saura vraiment si elle est moins toxique que la cigarette classique et si elle a sa place parmi les méthodes pour arrêter de fumer.

Propos recueillis par Daphnée Leportois.


Santé – Google Actualités

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