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La crise a fortement pesé en 2012 sur l’insertion des jeunes diplômés – Le Figaro

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INFOGRAPHIE – Le nombre d’étudiants accédant à l’emploi à la fin de leur cursus a chuté de sept points en un an.

Les temps sont de plus en plus durs pour les jeunes di­plômés  !D’après la dernière enquête de l’Association pour l’emploi des cadres (Apec) sur leur situation un an après la fin de leurs études, les titulaires d’un bac+4 et plus ayant achevé leur cursus en 2012 n’étaient que 64% à avoir un emploi en avril 2013. Un quart d’entre eux étaient toujours à la recherche de leur premier poste et 11% briguaient un second emploi. Des résultats, au regard de ceux des années précédentes, on ne peut plus médiocres et surtout en forte dégradation par rapport au cru de l’an passé.

La chute est en effet vertigineuse en l’espace d’un an: les jeunes diplômés de 2011 étaient 71% à être en poste en avril 2012. Soit 7 points de moins, et ce alors que la conjoncture s’est un peu améliorée sur la période. Pis, cette détérioration frappe aujourd’hui tous les diplômés. Ainsi le taux d’emploi des jeunes ingénieurs est passé de 80% à 70% en douze mois, celui de ceux sortis d’école de commerce de 72% à 66% et ceux des diplômés de l’université, de 69% à 62%. De façon générale, mieux vaut avoir fait des études médicales (90% de taux d’emploi) ou de sciences technologiques (67%), que de droit et économie (54%) ou de langues (52%).

Aussi surprenant que cela puisse paraître, ce sont en particulier les bac+5 qui ont vu leur taux d’emploi chuter le plus, notamment par rapport aux bac+3 et aux bac+6. «Les bacs+3 sont moins exigeants, explique Jean-Marie Marx, le directeur général de l’Apec et ex-numéro deux de l’ANPE au début des années 2000. Ils ont davantage accepté de CDD: 49 % de ceux de la promotion 2012 sont en CDI, contre 57% de ceux de la promotion 2011. Et ils sont à peine 8 % à avoir un statut cadre.» Quant aux bac+6, leur cas est encore différent puisqu’ils partent traditionnellement sur des postes de chercheurs et professeurs dans la fonction publique.

Même les jeunes de niveau supérieur ou égal à bac + 4 ont subi une forme de précarisation: seuls 51 % de ceux en emploi ont décroché un CDI, contre 56% pour les diplômés de 2011. Une surprise? Pas vraiment, car plus de 80 % des em­bauches se font aujourd’hui en CDD, un taux en constante ­progression depuis dix ans. Les jeunes diplômés n’échappent donc pas à la règle, même s’ils restent mieux lotis que la moyenne…

L’étude de l’Apec ne fournit en revanche – et c’est dommage – aucune indication sur le nombre de jeunes ayant quitté la France en 2012 pour aller tenter leur chance à l’étranger. Que ce soit à cause de l’absence de perspectives dans l’Hexagone (le taux de chômage des jeunes actifs flirte toujours autour de 25%, un record) ou parce que leur projet professionnel, dans un monde de plus en plus internationalisé, les oblige à avoir une expérience dans un pays étranger. Mais on ne peut que supposer que leur nombre est en hausse. D’ailleurs, les dernières données existantes sur ce point sont éloquentes. En juin, la Conférence des grandes écoles (CGE) estimait que 17% des jeunes diplômés fuyaient à l’étranger pour décrocher leur premier emploi, et même 25% des titulaires d’école de commerce .

À l’Apec, on ne veut toutefois pas céder au pessimisme. «Les résultats pour la promotion 2012 ne sont pas bons, reconnaît Jean-Marie Marx. Cela est lié à la situation économique générale: la France a été en récession entre fin 2012 et début 2013. Mais la croissance devrait repartir en 2014 pour atteindre 0,9% ou 1%. Les perspectives pour la promotion 2013 sont donc meilleures.» Pour étayer ce raisonnement, l’Apec s’appuie sur son baromètre trimestriel de septembre 2013. Parmi les entreprises envisageant de recruter au moins un cadre, 45 % prévoient d’embaucher des jeunes diplômés. Elles n’étaient que 35% dans ce cas il y a un an.

Par ailleurs, les jeunes bac+4 et plus peuvent se consoler en notant que leur rémunération médiane ne baisse pas. En un an, elle n’a perdu que 200 euros, à 28.600 euros. Les écarts restent toutefois élevés ­entre les jeunes sortant de l’univer­sité (23.200 euros), ceux venant des écoles de commerce (26.800 euros) et les jeunes ingénieurs (32.100 euros).

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