11212017Headline:
instagram takipci hilesi hakkari escort antalya escort

La pollution de l’air augmente le risque d’avoir des petits bébés – TF1

couche bébé nourrisson

Image d’archives / Crédits : DIDIER PALLAGES / AFP

L’exposition de la femme enceinte aux polluants atmosphériques et au trafic routier accroît le risque de donner naissance à des bébés ayant un faible poids. Telle est la conclusion d’une étude européenne menée sur plus de 74.000 femmes enceintes et publiée mardi dans la revue spécialisée The Lancet Respiratory Medicine.
 
Autrement dit, la pollution serait un des facteurs qui augmente le risque de retard de croissance du fœtus. “Ce n’est pas forcément la cause, mais c’est un marqueur de vulnérabilité, un signe que quelque chose s’est mal passé pendant la grossesse “, souligne auprès de l’AFP Rémy Slama, directeur de recherche à l’Inserm (institut de recherche médical public, Grenoble, France), coauteur de l’étude. Et ces effets ont été observés à des niveaux bien inférieurs aux niveaux réglementaires des directives de l’ Union Européenne sur la qualité de l’air (voir encadré ci-dessous), notent les auteurs de l’étude.

A lire aussi : La pollution aux particules fines très dangereuse pour la santé

Quelles conséquences pour l’enfant ? Quand le bébé pèse moins de 2,5 kg, après 37 semaines de grossesse, il peut développer des problèmes respiratoires dans l’enfance et d’autres pathologies plus tard dans la vie, telles que le diabète, le surpoids ou encore des troubles cardiaques.
 
Une révision du niveau de particules nécessaire
 
Les chercheurs ont également observé une diminution du périmètre crânien, “ce qui incite à se poser la question de l’effet de la pollution sur le neuro-développement, sur le plan cognitif ou comportemental”, relève l’épidémiologiste Rémy Slama.  “Ces résultats suggèrent qu’une proportion importante des cas (de bébés de) petit poids de naissance à terme pourrait être évitée en Europe si la pollution de l’air urbain, et en particulier les particules fines, diminuait”, commente M.Slama.
 
L’UE a fixé pour les particules fines (dites PM 2,5) un niveau 25 microgrammes par m3 en moyenne sur l’année. Les particules fines proviennent entre autres, des gaz d’échappement, de chauffages et d’activités industrielles. Ramener le niveau des particules fines à 10 microgrammes par mètre cube (µg/m3), – valeur cible annuelle de l’OMS- permettrait d’éviter 22% des cas bébés de petit poids, estiment ainsi les chercheurs.
 
La France, mauvaise élève
 
Les taux d’exposition moyens aux particules fines mesurés dans l’étude allaient, selon la zone, de moins de 10 µg/m3 à près de 30 µg/m3. “La France ne fait partie des bons élèves européens pour la qualité de l’air”, dit M. Slama, rappelant que certaines agglomérations en Ile-de-France et en région Rhône-Alpes peuvent dépasser les limites européennes fixées pour les particules fines.
 
Pour ce travail, les auteurs ont réuni 14 études de 12 pays européens impliquant plus de 74.000 femmes ayant accouché d’un seul enfant entre 1994 et 2011, en s’appuyant sur les données de la European Study of Cohorts for Air Pollution Effects (ESCAPE : Etude européenne de cohortes sur les effets de la pollution atmosphérique).


Santé – Google Actualités

What Next?

Related Articles

Leave a Reply

Submit Comment

*

code

trapez sac fiyatlari kacak bahis