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Labit : «On va se concentrer pour ne pas se tromper de vestiaire» – LaDépêche.fr

Laurent Labit reste trés proche de Castres et du CO. / Photo DDM

Laurent Labit reste trés proche de Castres et du CO. / Photo DDM

C’est forcément avec beaucoup d’émotion que les entraîneurs du Racing-Métro Laurent Labit et Laurent Travers reviennent au stade Pierre-Antoine, ce soir à 18h30, affronter l’équipe castraise qu’ils ont conduite au titre de champion de France au bout de 4 ans. Et Laurent Labit, qui a également joué 10 ans au CO et qui a décroché le bouclier de Brennus en 1993, est sans doute le plus ému. Interview.

4 mois après, avez-vous digéré le titre ?

Les premières semaines ont été un peu difficiles. On a peu fêté le titre. C’est le lot de tout entraîneur. D’autant qu’on a fait le choix de changer de club. Il y avait des choses à mettre en place et à préparer. On est vite passé à autre chose même si on gardera toute notre vie dans un coin de notre tête, et surtout de notre cœur, ce qui s’est passé à Castres pendant 4 ans, et surtout le dernier mois.

Comment s’est passée votre intégration au Racing ?

Cela change surtout pour nos familles. C’est difficile pour nos femmes et nos enfants que l’on a déracinés de leurs amis, de leur scolarité et de leur famille en ce qui me concerne. Mais aujourd’hui tout se passe bien. Pour nous, on est dedans comme on était à Castres. On est dans les entraînements. Que l’on soit à Castres, à Paris, à Strasbourg ou à Nantes, cela serait la même chose. On est toute la journée avec les joueurs et avec le staff. La vie parisienne se passe bien pour nous. Maintenant, c’est le terrain qui parlera.

Le changement n’a pas été trop radical en terme de cadre de vie ?

On est assez bien isolés. On n’est pas à Paris. C’est une banlieue sympa. Le centre d’entraînement est au Plessis -Robinson et on habite à Sceaux. Ce qui nous change radicalement c’est surtout la médiatisation, l’exposition. Les points presse sont moins conviviaux qu’à Castres. La salle est pleine de journalistes qui ont toujours une question derrière la question à chercher la petite bête.

Suivez-vous de loin le parcours du CO ?

Pas de loin ! De près. On est concentré sur notre équipe à 100 %. Mais la première chose qu’on regarde après, c’est ce qu’a fait Castres. On continue à suivre les joueurs et on prend plaisir à se croiser, à s’appeler, à échanger et s’envoyer des SMS pour se taquiner un peu. On a évidemment gardé des contacts avec les joueurs, les membres du staff, les administratifs, les dirigeants. On a fait quelque chose ensemble avec tous ces gens-là. On a vécu quelque chose qui restera gravé et cela crée des liens à vie.

Comment appréhendez-vous votre retour à Pierre-Antoine ?

Le contexte est forcément particulier. C’est tôt. C’est tout frais. Si on était revenu sur la phase retour en avril, de l’eau aurait coulé sous les ponts. Mais là, revenir aussi tôt là où l’on vient de passer 4 saisons, c’est particulier pour nous. J’ai joué 10 ans et entraîné 4 ans. Je connais par cœur le stade et l’ambiance. Il va falloir qu’on soit concentré avec Laurent pour que, au moment où on va descendre du bus on ne se trompe pas dans le couloir et qu’au lieu d’aller à gauche, on n’aille pas à droite !

Comment jugez-vous le début de saison du CO ?

Il n’y a aucune surprise pour nous. Même s’ils peuvent se considérer en retard parce qu’ils auraient dû accrocher une victoire à Perpignan ou à Bordeaux, l’équipe est en place. L’effectif a peu bougé, le recrutement a été intelligent et de qualité. Les joueurs se connaissent tellement. Cela se voit et se sent sur le terrain. On entend dire qu’ils tournent le jeu un peu plus vers l’offensive mais c’est surtout que les joueurs ont des repères communs et qu’ils savent ce que va faire l’autre. C’est un gain de temps. En plus de leur état d’esprit que l’on connaît, ils avaient envie de réussir et maintenant ils veulent confirmer.

Et le Racing ?

Il nous faudra un peu de temps pour trouver notre style de jeu, notre rythme de croisière. On a recruté 13 nouveaux joueurs, un nouveau staff qui a une nouvelle façon de travailler. Cela fait beaucoup de changements. Au début, c’est difficile pour nous en terme de contenu. Même si en terme de résultats chiffrés, on est dans les clous puisqu’on a gagné 5 matchs sur 7. Et avec notamment une victoire à l’extérieur ce qui est quand même assez rare dans ce championnat aujourd’hui. Maintenant il faut être capable de monter en régime dans les semaines à venir. On espère tourner à plein régime d’ici un mois.

Dans quel état d’esprit vient votre équipe ?

On vient pour faire un gros match de Top 14. Perdre à Castres ne serait pas dramatique. Pour nous c’est un match important mais pas décisif contrairement à Castres. Si le résultat est positif pour nous, cela sera une grosse performance. Castres n’a pas encore gagné à l’extérieur. Et, comme toutes les équipes de ce championnat, quand tu reçois, tu n’as pas le droit à l’erreur. Sinon il faudra aller batailler à l’extérieur pour rattraper ce retard. Et on voit qu’aujourd’hui peu d’équipes sont larguées pour espérer prendre des points à coup sûr. Aujourd’hui c’est impossible de raisonner comme ça. Les matchs sont disputés jusqu’à la fin et il y a moins d’écart entre les équipes. Tant que tu n’as pas réussi à décrocher une victoire à l’extérieur, il faut rester invaincu à la maison.

Comment prépare-t-on une rencontre quand on connaît les adversaires aussi bien ?

Bien sûr, on connaît par cœur les joueurs. On sait que quand certaines équipes pratiquaient certaines formes de jeu, on était moins bien. Donc on peut identifier des choses. Même si les nouveaux coachs travaillent sûrement différemment et essayent d’améliorer tout ça. Ce qui est compliqué c’est de dire sur certains joueurs, avec qui on a travaillé, qu’il n’aime pas faire ça ou qu’il est moins performant dans ce domaine. Cela fait bizarre de parler de certains joueurs avec qui on a partagé de grandes choses. Certains ont été nos leaders, nos cadres. C’est bizarre de devoir trouver leurs points faibles.

À l’inverse Matthias Rolland, le nouveau manager du CO, peut aussi trouver des failles dans votre organisation ?

Sûrement.On l’a entraîné 9 ans comme Ibou (Diarra) ou Caba (Caballero). Forcément qu’ils nous connaissent très bien et ils savent très bien sur quoi on va appuyer et comment on va préparer les choses. Ils sont assez grands aujourd’hui. Avec tout ce qu’ils ont connu, ils sont capables de nous préparer quelque chose qui va nous surprendre. Cette équipe nous a toujours surpris. Notamment les derniers mois en s’élevant à ce niveau-là. On sait très bien qu’ils vont vouloir nous prouver qu’ils sont encore plus haut que là où on les a laissés en partant.

Allez-vous profiter de votre venue pour rester plus longtemps que lors d’un déplacement classique ?

Pour les joueurs c’est un déplacement classique. Pour moi, je vais rester un peu. D’autant plus que cela tombe le jour de l’anniversaire de mon épouse. Je vais passer la soirée en famille et avec les amis. On va passer le week-end sur Castres et Revel et remonter lundi matin très tôt à Paris.

Et voici de nouveau l’épreuve du feu pour le CO qui est parvenu à ne pas se brûler les doigts face au champion d’Europe, Toulon, il y a deux …


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