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L’avenir de PSA discuté dès ce dimanche – Le Figaro

Alors que des pics de tension sociale se font encore sentir, le comité stratégique du conseil de surveillance du groupe va se pencher ce dimanche sur la possible arrivée dans le capital d’un nouvel actionnaire.

Des syndicalistes en grève de la faim à Poissy, l’usine d’Aulnay promise à la fermeture. L’accord de compétitivité scellé vendredi entre la direction et trois syndicats (FO, CFTC et SIA) est loin d’avoir redonné le sourire à une société à l’avenir plus qu’incertain. Bien au contraire.

Afin d’aider PSA à redresser la barre, l’hypothèse de l’arrivée d’un nouvel actionnaire paraît de plus en plus probable. La question devrait être abordée ce dimanche lors d’une réunion du comité stratégique du conseil de surveillance, puis mardi par l’ensemble du conseil, à la veille de la publication du chiffre d’affaires du troisième trimestre. Une réunion bienvenue alors que le climat social se tend.

Depuis un mois, sept syndicalistes de l’usine PSA des Yvelines observent une grève de la faim pour dénoncer «des agissements répétés de harcèlement moral». Trois d’entre eux ont fait un malaise, vendredi, et l’un deux a été transporté à l’hôpital de Poissy. «La délégation de PSA Poissy reste obtuse et indifférente à la détresse de ses salariés», affirme Freddy Bruneel, secrétaire départemental de l’union syndicale Solidaires Yvelines. «Ils ont un poste qui les attend à l’usine mais s’ils ne veulent pas reprendre le travail, ils peuvent aussi s’insérer dans le plan de départs volontaires du groupe», répond une porte-parole du groupe.

La situation sanitaire des syndicalistes s’est tendue cette semaine, selon le collectif des médecins locaux, dont certains membres de la Ligue des droits de l’Homme, qui accompagne les grévistes. «La moindre infection, le moindre traumatisme survenant dans ces conditions peut avoir des conséquences graves sur le plan médical», a mis en garde ce collectif. La direction regrette qu’ «au bout d’un mois, ces salariés refusent toujours d’être vus par des médecins du pole tertiaire».

Un peu plus au nord de la région, l’usine d’Aulnay (Seine-Saint-Denis), qui doit fermer définitivement ses portes en 2014, livrera sa dernière voiture, vendredi: une Citroën C3. Pour marquer l’événement, les ouvriers aimeraient apposer leur signature sur la carrosserie. La direction a de son côté prévu que la dernière voiture, baptisée «C3 Héritage», rejoigne le conservatoire Citroën, qui demeurera dans l’enceinte de l’usine. A plein régime, les 3000 salariés de l’usine, dont la fermeture avait été annoncée en juillet 2012 dans le cadre d’un plan supprimant 8000 emplois, produisaient 700 voitures par jour. La phase de départs volontaires du plan social se termine le 31 décembre. Débutera ensuite une phase contrainte, pendant laquelle la direction doit proposer des reclassements en interne, avant l’envoi des premières lettres de licenciement le 1er avril. Selon Tanja Sussest, déléguée du SIA, syndicat majoritaire de cette usine ouverte en 1973, près de 1300 salariés se trouvaient encore dans l’usine d’Aulnay-sous-Bois à la mi-octobre, dont 300 sans réponse à leur demande de réaffectation interne.


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