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Le plan de la SNCF face à la crise et aux low-costs – Le Figaro

Le PDG Guillaume Pepy entend combiner rigueur financière et excellence du service rendu aux voyageurs.

Réconciliée avec des clients satisfaits, plus internationale, moins endettée, portée par des employés motivés par le projet d’entreprise… Voici la SNCF que Guillaume Pepy, son président, souhaite façonner d’ici à sept ans. Des travaux d’Hercule qui expliquent peut-être que son nouveau plan stratégique vise 2020 bien que son propre mandat expire dans quatre ans et demi.

Cette vision optimiste, présentée la semaine dernière aux journalistes par l’ensemble des dirigeants du groupe, cadre pourtant mal avec l’environnement économique de ce qui sera bientôt la branche SNCF Mobilités du futur groupe SNCF si la réforme ferroviaire portée par le gouvernement est adoptée l’an prochain par le Parlement.

En 2013, la croissance du groupe SNCF devrait en effet être nulle. La branche Voyages, qui représente 20 % du chiffre d’affaires et ­comprend l’activité TGV, souffre des difficultés éprouvées par les Français. Sur les six premiers mois de l’année, les recettes du TGV ont reculé de 2,2 % en France par rapport à l’an dernier alors que l’offre a augmenté. La tendance se poursuit et même s’aggrave au second ­semestre: «La météo maussade au printemps, la catastrophe de Bré­tigny et même celle du TGV espagnol ont eu un impact sur les voyages. Les gens se sont posé des questions», explique Barbara Dalibard, la ­patronne de SNCF Voyages, qui évalue à quelques millions d’euros les répercussions économiques de ce doute.

Surtout, les «petits prix» ­commercialisés sur les iDTGV, les Prem’s et les nouveaux trains low-costs baptisés Ouigo deviennent un standard commercial pour les clients. «En 2017, les petits prix vont représenter 25 % de l’offre TGV», explique Guillaume Pepy. Mais le low-cost aérien, que la SNCF a réussi à dupliquer sur le rail, est une nouvelle menace alors que les TGV ont pourtant causé la fermeture de nombreuses lignes nationales d’Air France. «L’aérien est en progression sur les dessertes domestiques, observe Sophie Boissard, directrice générale adjointe en charge de la stratégie. Or on estime qu’en 2020, 50 % du trafic aérien au sein de l’Union européenne sera réalisé par des compagnies low-costs.» La SNCF va devoir raboter tous ses coûts d’exploitation pour se maintenir dans la course et remplir ses trains pour être rentable.

Le parcours qui mène à 2020 s’annonce d’autant plus difficile pour «l’entreprise de mobilité» que le taux de TVA des transports collectifs va être, comme d’autres, relevé de 3 points, malgré tous les efforts des entreprises du secteur pour obtenir une dérogation et une TVA réduite. «Il y a trois ans, la TVA sur les transports collectifs était à 5,5 %. En janvier 2014, elle passera à 10 % contre 7 % à l’heure actuelle. Une exception a été faite pour les places de cinéma. C’est vrai, c’est vital le cinéma, lance Guillaume Pepy avec ironie. Si le cinéma fait exception, pourquoi les tarifs sociaux ne devraient-ils pas bénéficier d’un taux réduit.» En attendant, la SNCF répercutera cette hausse de 3 % sur tous les tarifs en janvier.

Malgré cette multitude de contraintes, le président de la SNCF réaffirme son ambition: devenir la référence dans ses trois métiers: le voyage, la logistique et le réseau. «Alors que la Deutsche Bahn vise d’ici à 2020 d’être la référence en Europe par la taille, nous voulons devenir une référence qualitative comme les Japonais le sont pour la grande vitesse et les Suisses pour la régularité.»

Sa recette pour y parvenir: se fier à la seule «boussole» de la satisfaction des clients. Partout des ­bornes et des cartes postales seront installées pour interroger les clients sur ce qui leur plaît ou ne leur plaît pas. «L’objectif est d’atteindre dans les transports du quotidien un taux de satisfaction égal à celui que l’on observe dans les TGV», résume Guillaume Pepy. En clair, passer de 73 % de satisfaits dans le Transilien par exemple à 82 %, la moyenne dans le TGV.

La SNCF compte en outre aller chercher à l’international la croissance qu’elle ne trouvera pas en France. «D’ici à cinq ans, nous avons comme objectif de passer de 23 % à 30 % du chiffre d’affaires à l’international», souligne le pré­sident du groupe qui cite Geodis, Keolis, Systra et le TGV censés ­doper la hausse du chiffre d’affaires à l’étranger. En parallèle, la dette nette de 8 milliards d’euros en 2013 devra avoir atteint 5 milliards d’euros en 2020. «Tous nos investissements seront financés sans un seul euro de dette supplémentaire», a promis Guillaume Pepy.

Deux plans d’économies et d’efficacité industrielle ont été mis en chantier pour maintenir l’équilibre de ce projet ambitieux: 700 millions d’euros d’économies dans les dépenses de structure d’ici à 2015 et 1,3 milliard d’euros en cinq ans en améliorant la compétitivité des différentes branches. «Je suis tota­lement convaincu que ce ne sera pas facile», reconnaît Guillaume Pepy.


Économie – Google Actualités

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