11202017Headline:
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L’économie mondiale suspendue à un accord sur la dette américaine – Le Figaro

INFOGRAPHIE – Alors que le Trésor américain pourrait ne plus honorer ses échéances à partir du 17 octobre, les discussions entre démocrates et républicains se poursuivent à Washington.

L’invraisemblable suspense continue à Washington. L’impasse politique risque de placer le Trésor américain dans une situation catastrophique et sans précédent de défaut de paiement. La planète financière, entre inquiétude et incrédulité, retient son souffle. «J’ai peur de ce qui peut se produire ce lundi matin quand les marchés américains vont ouvrir, avouait hier le sénateur démocrate de New York, Charles Schumer. Je crains que les actions chutent et que les rendements obligataires grimpent si l’impasse continue.»

Le caractère théâtral de la confrontation entre, d’une part, la majorité républicaine de la Chambre des représentants, tiraillée entre «modérés» et «ultras» du Tea Party, et, d’autre part, un Sénat et une Maison-Blanche, démocrates plus solidaires, est frappant. Le camp démocrate en est à souhaiter, à mots couverts, qu’une forte chute du Dow Jones pousse des républicains, déconsidérés dans les sondages, à concéder leur défaite.

Il ne resterait plus aux républicains modérés qu’à adopter avec les démocrates un minibudget pour que l’administration américaine fonctionne à nouveau normalement et, surtout, à voter un relèvement du plafond de la dette publique d’ici au 17 octobre. Le défaut de paiement serait ainsi évité. Le Trésor pourrait à nouveau emprunter pour payer ces dettes antérieures.

«Les États-Unis ne peuvent se trouver en défaut de paiement et, à mon avis, ce ne sera pas le cas, estime Jamie Dimon, patron de la banque JPMorgan Chase. Un défaut de paiement aurait sur l’économie mondiale des répercussions d’une ampleur impossible à prévoir.» La finance mondiale repose en grande partie sur la confiance dans le dollar. Plus d’un tiers de la dette américaine est détenu par des banques centrales et des investisseurs étrangers . Une faillite, même «technique», des États-Unis saperait la confiance et paralyserait les circuits de crédit.

En fin de semaine, Barack Obama a engagé un dialogue direct avec les républicains de la Chambre. Ces négociations avaient rassuré Wall Street, mais leur échec vendredi soir a douché l’optimisme. Le drame se joue maintenant au Sénat. Lors des précédentes crises budgétaires, c’est à la Chambre haute que les compromis ont été négociés. Mitch McConnell, leader de la minorité républicaine, très conservateur, mais législateur expérimenté, avait hier enfin entamé des «conversations» avec son adversaire Harry Reid. On n’osait même pas parler de «négociations» entre ces deux hommes qui ne s’aiment pas.

Harry Reid souhaite un vote immédiat pour relever le plafond de la dette et un vote pour financer durablement le fonctionnement normal du gouvernement. Il applaudit Obama qui refuse que ces deux votes soient conditionnés à une remise en cause de la réforme de la santé ou à une réduction des dépenses publiques. Il exige même l’abandon du régime des coupures automatiques de dépenses publiques en place depuis mars. Il souhaite par ailleurs augmenter les dépenses et les impôts. Mitch McConnell, de son côté, compte sur une poignée de sénateurs démocrates pour arracher des amendements marginaux dans la réforme de la santé. Mais l’objectif des républicains est que tout relèvement du plafond de la dette soit le plus modeste possible. Ils voudraient profiter de la fenêtre qui s’ouvrirait alors pour négocier des réductions à moyen et long terme de dépenses sociales, au cœur du problème de l’endettement public .


Économie – Google Actualités

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