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Les fous du volant allemands s’en tirent mieux que les Français – Le Point

Le Point.fr – Publié le 15/10/2013 à 07:48 – Modifié le 15/10/2013 à 11:59

Jeudi, une vaste opération de contrôle visait à faire ralentir les automobilistes. Mais les amendes en cas d’infraction restent bien légères.

Cela en valait-il vraiment la peine ? Près de 15 000 policiers allemands ont été mobilisés, jeudi dernier, pour lancer la première campagne nationale de lutte contre les fous du volant. Pendant 24 heures, 8 700 radars ont surpris, le pied sur la pédale d’accélérateur, 83 000 automobilistes trop pressés, ce qui représente à peine 2,8 % du nombre de voitures contrôlées. Ce chiffre inférieur à la moyenne montre que la publicité faite autour de cette opération a encouragé les conducteurs à ralentir.

À Postdam, à peine 4 326 des 178 000 véhicules observés roulaient trop vite et à Berlin, seuls 2 746 des 78 500 chauffeurs ont été verbalisés. La police de Hambourg s’est, quant à elle, félicitée de la chute de 50 % du nombre d’accidents routiers durant cette journée particulière que nos voisins ont appelée “blitz marathon”. Pourtant, la “peur du gendarme” ne devrait pas être aussi forte en Allemagne qu’en France. Car si l’Europe se targue d’harmoniser ses lois, la sécurité routière a longtemps été la grande “oubliée” de Bruxelles. Les flashs des radars ne sont ainsi pas aussi aveuglants dans tous les pays membres de l’UE.

Sévérité française

L’Allemagne est décidément bien le paradis des amateurs de grosses cylindrées. Une bonne partie du réseau autoroutier du pays, qui couvre la bagatelle de 12 845 kilomètres, n’impose déjà aucune limitation de vitesse. Mais même sur les portions bitumées où la réglementation oblige à la prudence, les contrevenants s’en tirent encore à bon compte. Voyez plutôt… Dans les rues limitées à 50 km/h, un excès de vitesse inférieur ou égal à 10 km/h est réprimandé chez notre voisin par une amende de… 10 euros. En France, le tarif unique pour une telle infraction est de 68 euros accompagné du retrait d’un point sur le permis de conduire. Si vous conduisez dans un village de Saxe ou de Sarre 20 km/h trop vite, votre contravention atteindra, pour sa part, 35 euros contre 135 euros et le retrait de deux points dans l’Hexagone. Et sur une nationale, un conducteur flashé à 100 km/h sur une portion limitée à 50 km/h devra payer en République fédérale 120 euros et perdre 3 points, alors que dans notre pays, un tel excès est synonyme d’une amende forfaitaire de 135 euros, d’un retrait de 4 points, de la suspension du permis de conduire pour une durée de trois ans ainsi que de la… confiscation du véhicule.

Mauvaise surprise

Ces différentes législations couplées à la difficile coordination des autorités des pays européens encouragent de nombreux automobilistes à “appuyer sur le champignon” sitôt la frontière passée. L’été dernier, plus de 100 000 vacanciers belges ont ainsi été pris en excès de vitesse sur les autoroutes françaises. Si tous ces contrevenants n’ont pas réalisé les “prouesses” de ce couple de sexagénaires qui s’est fait flasher à 226 km/h sur l’A31 au volant de sa Jaguar, ils ont, par contre, tous eu la mauvaise surprise à leur retour de découvrir un P-V dans leur boîte aux lettres. Mais si la Belgique et la France collaborent très bien dans le secteur de la sécurité routière, ce n’est pas le cas de tous les pays membres de l’UE.

Ce manque est toutefois en passe d’être comblé. Les 27 ont en effet jusqu’au 7 novembre pour transposer dans leur droit national la directive européenne du 25 octobre 2011 visant à faciliter les poursuites à l’encontre des automobilistes qui commettent des infractions routières dans un autre pays européen. En France cette transposition est effective depuis le 17 juillet dernier. Chauffards, vous voilà prévenus…



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