Le site DocBuzz relate une étude qu’aurait menée le CNRS* sur la consommation de substances illégales en France. C’est dans les eaux usées que des métabolites spécifiques de telle ou telle drogue auraient été prélevés et dont la teneur aurait été mesurée.

Sur le site, on peut lire : “Lille apparait être la nouvelle capitale de la consommation de cocaïne. C’est la plus forte consommation de cocaïne jamais retrouvée au niveau d’une ville dans toute l’Europe par des études comparables.” Podium de tête également pour l’héroïne.

Tout le monde en parle

On y apprend aussi qu’à Lille, la consommation de cannabis serait cinq fois plus élevée qu’à Amsterdam. Une des raisons évoquées est la proximité géographique de la ville avec les Pays-Bas.
L’information est très vite relayée sur le web. Le journal régional de France 3 y consacre même un reportage dans son édition du 19 septembre au soir. Ce dernier a d’ailleurs “consterné” Martine Aubry, maire de Lille.

Des records dus à la grande-braderie

Dans un communiqué rédigé le 20 septembre, elle tient à relativiser ces informations. “Rappelons que ce reportage s’appuie sur une étude du CNRS utilisant une méthode expérimentale d’estimation de la consommation de stupéfiants. Si cette étude peut s’avérer utile, elle doit être prise avec précaution”, précise-t-elle.

Mais ces prélèvements auraient été effectués lors de grands évènements. “Les prélèvements à Lille ont été réalisés lors du week-end de braderie, un moment où Lille accueille plus de 2 millions de personnes. Inutile de dire qu’ils ne sont pas significatifs de la consommation habituelle à Lille”, précise Martine Aubry.

* Aucune trace de cette étude ne figure sur le site du CNRS.