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Margaret Buckingham : une biologiste du coeur médaillée d’or du … – Le Nouvel Observateur

DESSONS/JDD/SIPA

Déjà récompensée en 1999 par la médaille d’argent du CNRS, Margaret Buckingham, biologiste du développement et directrice de recherche « de classe exceptionnelle émérite au CNRS » va recevoir officiellement le 14 novembre prochain la plus haute distinction scientifique française. Cette scientifique d’origine écossaise âgée de 68 ans est également professeur émérite de l’Institut Pasteur. Depuis sa création en 1954, la médaille d’or du CNRS distingue chaque année, l’ensemble des travaux d’une personnalité scientifique qui a contribué de manière exceptionnelle au dynamisme et au rayonnement de la recherche française.

Née le 2 mars 1945, Margaret Buckingham est diplômée de l’Université d’Oxford (Royaume-Uni) et titulaire d’un doctorat, obtenu en 1971. Elle devient directrice de recherche au CNRS en 1981 et est nommée professeur de l’Institut Pasteur en 1992, tout en poursuivant ses recherches au CNRS. En 1987, elle prend la direction du laboratoire “Génétique moléculaire du développement” à l’Institut Pasteur jusqu’en 2010. Elle est directrice du département “Biologie Moléculaire”, de 1990 à 1994, et du département “Biologie du Développement”, de 2002 à 2006, de l’Institut Pasteur.

Un impact majeur dans le domaine de la formation des muscles et du cœur

Margaret Buckingham est l’une des grandes personnalités de la recherche en biologie du développement, dans le domaine de la formation des muscles et du cœur. Ses travaux abordent aussi le champ des cellules souches chez l’embryon et l’adulte. Cette biologiste a d’abord découvert comment les gènes de l’actine et de la myosine, deux protéines essentielles à la contraction musculaire, sont contrôlées.
Ensuite, grâce à des manipulations génétiques chez la souris, elle a montré que les cellules de l’embryon qui formeront les muscles adultes subissent une étape de détermination qui engage irréversiblement leur destinée vers la différenciation musculaire.
Celle-ci est mise en place bien avant que la cellule adopte les caractéristiques d’une cellule musculaire. Elle est aussi parvenue en 2005 à isoler chez la souris des cellules souches du muscle squelettique adulte, appelées cellules satellites, et à démontrer avec son équipe leur potentiel dans la régénération musculaire. Enfin, dans le domaine de la cardiogenèse, c’est-à-dire de la formation du cœur, Margaret Buckingam a bouleversé la vision admise du développement cardiaque par la découverte d’un deuxième champ d’induction du cœur et la dissection des origines clonales des populations de cellules formant le cœur.

Pour la première fois cette année, la médaille d’or du CNRS sera remise en public le jeudi 14 novembre à 19H00 à la Sorbonne, en ouverture des “Fondamentales”, le nouveau forum scientifique du CNRS.

Source : Communiqué du Cnrs


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