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Médicaments sur Internet : le premier web-pharmacien blâmé – Le Nouvel Observateur

Médicaments sur Internet : le premier web-pharmacien blâmé

Philippe Lailler, le premier web-pharmacien en France en a-t-il trop fait ? La chambre de discipline de Basse-Normandie de l’Ordre national des pharmaciens, présidée par un magistrat, a annoncé ce jeudi avoir prononcé un blâme à l’encontre du pharmacien Caennais qui avait fait polémique en 2012 en se lançant le premier dans la vente de médicaments sur Internet.

La publicité d’une pharmacie est interdite
Dans cette affaire, il est reproché à Philippe Lailler d’avoir profité de sa soudaine notoriété dans les médias pour faire la publicité de sa pharmacie. En effet, lors d’une série de reportages relatant son initiative et la polémique qu’elle a déclenchée, le pharmacien aurait établi « des comparaisons entre ses prix et ceux de ses concurrents », relève la chambre pour justifier sa décision. « La protection de la santé publique justifie que la publicité en faveur des officines soit strictement limitée », écrit à ce titre la chambre présidée par le juge administratif Gilles Mathis. Pour l’ordre des pharmaciens, Philippe Lailler n’a donc pas respecté la loi.
De son côté, l’avocat du pharmacien, Me Robert Apéry, a indiqué à l’AFP que son client n’avait pas encore décidé s’il faisait appel. Le blâme est certes peu préjudiciable à Philippe Lailler, puisqu’il constitue le niveau le plus bas de l’échelle des sanctions d’une chambre de discipline. Les mesures plus contraignantes peuvent aller jusqu’à la radiation, en passant par l’interdiction temporaire d’exercer.

Philippe Laillier a été le premier web-pharmacien
Le feuilleton Philippe Lailler a débuté le 14 novembre. Profitant du vide juridique français sur la question de la vente de médicaments sur Internet, le pharmacien donne, à partir de ce jour là, la possibilité aux personnes de commander à distance leurs médicaments. Son site existait déjà depuis un an mais il était, avant cette date, uniquement réservé à de la parapharmacie. Avec cette initiative qui a surpris, Philippe Lailler ouvre, dès lors, le débat sur la vente en ligne des médicaments, n’hésitant pas à déstabiliser une profession rétive à tout changement brutal. Et il a répondu, peut-être, à une réelle demande. En l’espace d’une semaine, Philippe Lailler avait déjà enregistré 200 commandes.

L’Ordre a toujours vu d’un mauvais oeil le e-commerce
Mais depuis novembre 2012, la fin de ce no man’s land a été actée. La vente de médicaments sur Internet par les pharmaciens est à présent encadrée. L’arrêté qui réglemente ce commerce est entré en vigueur le 12 juillet. Il permet à 4000 médicaments vendus sans ordonnance (paracétamol, antitussif, etc…) d’être accessibles en ligne. Le texte stipule que le site sera le « prolongement virtuel » d’une pharmacie physique elle-même autorisée. Les médicaments sont donc aujourd’hui vendus via des sites édités par une officine et autorisés par l’Agence régionale de santé (Ars) dont ils dépendent. « Une décision brutale », estimait à l’époque l’Ordre des pharmaciens qui y voyait plus de risques que d’avancées. Et la présidente de l’Ordre Isabelle Adenot,  d’énumérer les dangers de la vente en ligne : confidentialité menacée, falsification, non respect des règles. 
Début septembre, l’Ordre indiquait avoir déjà identifié plus de 40 sites illégaux.


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