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Ogier, le digne héritier – Sports.fr

Sébastien Ogier succède prématurément à Sébastien Loeb. (Maxppp)

Sacré champion du monde des rallyes 2013, ce jeudi en Alsace, Sébastien Ogier a ouvert son palmarès WRC en faisant montre d’une maestria qui n’est pas sans rappeler celle de son aîné Sébastien Loeb. Retour sur le parcours d’un autre pilote d’exception.

Le voilà assis sur le trône de champion du monde des rallyes longtemps occupé par celui qui fut tour à tour son modèle, son rival et, pour finir, un simple confrère. Le Français Sébastien Ogier a succédé jeudi à Sébastien Loeb, son ancien partenaire chez Citroën, qui s’est accordé une année de pré-retraite en WRC après ses neuf titres glanés entre 2004 et 2012 – un record ! Le patron parti, son héritier a survolé la saison au volant de sa Polo, comme Sébastien Loeb le faisait au temps de sa splendeur, jusqu’à ce rallye d’Alsace où a eu lieu ce jeudi la passation de pouvoir entre les deux hommes.

Car le hasard a voulu que le cadet décroche le titre sur la terre natale de son aîné, à l’endroit même où le sortant s’est adjugé il y a un an son dernier sacre et où il joue cette semaine le dernier acte de sa carrière en WRC. Pour l’un, c’est la fin d’une histoire ; pour l’autre, c’est une consécration, à 29 ans. “L’objectif ultime de la saison, de ces dernières années et de toute ma carrière de rallyman, c’était de devenir champion du monde“, dixit Sébastien Ogier dans des propos recueillis par l’agence Reuters. Ce titre ne surprend pas ceux qui le côtoient depuis ses débuts, comme Sven Smeets qui l’a vu éclore chez Citroën avant de devenir le patron de l’écurie Volkswagen quand Sébastien Ogier l’a rejointe. “Je connais Sébastien depuis quelques années. Sa performance ne me surprend pas. Il a montré depuis longtemps qu’il en était capable. Et, depuis, il a pris de l’expérience et de la maturité.


Quesnel: “Hors norme”

Depuis son premier rallye parmi le gratin mondial, en 2008, le natif de Gap a toujours affiché un certain aplomb et une confiance en lui qui lui ont valu auprès de ses rivaux une réputation de pilote arrogant et impatient. Le fait est qu’il a fait preuve d’une inhabituelle précocité, au point de devenir champion du monde junior en 2008, dès sa première année dans la pouponnière de Citroën. “On l’a mis en championnat du monde junior à 50/50 avec la Fédération française du sport automobile, et très rapidement on a découvert qu’on avait affaire à quelqu’un de totalement hors norme“, se souvient Olivier Quesnel, son premier patron. “Très vite, on a compris qu’on avait gagné deux fois au Loto, la première avec Sébastien Loeb, la deuxième avec Sébastien Ogier“, poursuit l’ancien manager qui a ensuite tout fait pour le pousser sur le devant de la scène.

En guise de récompense après ses résultats en juniors, Olivier Quesnel lui a offert sa première course de classe mondiale à l’occasion du mythique RAC, le rallye de Grande-Bretagne, l’un des plus ardus du calendrier. Surpris par la lenteur de sa voiture lors des premiers essais, Sébastien Ogier s’est alors plaint d’un problème mécanique auprès des ingénieurs de Citroën qui n’ont, après vérifications, rien relevé. “Je croyais que ça allait plus vite que ça“, a-t-il alors expliqué à Olivier Quesnel, avant de signer le meilleur temps de la première spéciale devant tous les vieux baroudeurs du circuit. Signe de l’exceptionnelle maturité du garçon. Un talent rare qui avait néanmoins de qui tenir, issu de la même filière que son modèle Sébastien Loeb.    


Sur les traces de Loeb ?

Grâce à ses premiers exploits, le jeune pilote a gagné ainsi une place de titulaire chez Citroën au détriment de l’Espagnol Dani Sordo, et s’est même attiré les faveurs de Ford qui a tenté de le débaucher, avec un joli chèque à la clef. Sébastien Ogier a repoussé l’offre, à condition de pouvoir jouer pleinement sa chance avec le double chevron, à égalité avec son coéquipier Sébastien Loeb. C’est à cet instant que s’est noué le malentendu qui a conduit au divorce entre Ogier et Loeb, puis entre Ogier et Citroën.

Car le plus jeune des deux a fait jeu égal avec son ancien maître tout au long de la saison 2011, au point de remporter autant de rallyes – cinq – Citroën ayant fini par trancher en faveur du champion en place… “Sébastien Loeb a compris à ce moment-là que le loup était dans le bergerie“, raconte un ancien de Citroën, cité par Reuters. “On a eu une période avec les tensions que tout le monde connaît. Mais on est des grands garçons, on s’est dit les choses en face et, à partir de là, il n’y a plus eu de problèmes entre nous, raconte aujourd’hui Sébastien Ogier. C’est quelqu’un que je respecte énormément.

Reste à savoir si l’intéressé continuera à suivre la voie défrichée par son aîné. Pour l’heure, alors qu’il savoure à peine sa première couronne, il ne songe pas encore au record de neuf titres, un horizon bien lointain pour l’héritier qu’il est. “Ce qu’il a réalisé est très fort et sera très dur à réaliser pour quiconque, admet le pilote Volkswagen. Ce n’est pas forcément un objectif aujourd’hui et je ne suis pas certain d’avoir encore dix saisons de rallye devant moi.” Impossible pour autant de fermer complètement la porte à une telle perspective, tant Sébastien Ogier semble ambitieux et pétri de talent. “L’avenir nous le dira“, souffle-t-il.


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