11202017Headline:
instagram takipci hilesi hakkari escort antalya escort

Prothèses PIP : l’agence du médicament en accusation dans un … – Le Parisien

C’est un rapport qui n’a jamais été publié. Pourtant, ce document interne à l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), dont l’existence est révélée ce mardi par le site Mediapart, est extrêmement sévère sur la de l’affaire des prothèses défectueuses PIP.

«Il fait apparaître que l’Afssaps (l’ancien nom de l’ANSM) a réagi avec au moins deux ans de retard aux signaux d’alerte qu’elle a reçus, alors qu’elle aurait pu éviter des milliers d’implantations de prothèses PIP dans cet intervalle de temps», écrit le site d’information en ligne.

En , 30 000 femmes sont concernées. Plus de 7 400 ont porté plainte dans cette affaire qui a donné lieu au procès de Jean-Claude Mas, principal accusé. Quatre ans de prison ferme ont été requis à son encontre pour «escroquerie» et «tromperie aggravée», assortis d’une amende de 100 000 euros et d’une interdiction définitive d’exercer dans le secteur médical et sanitaire, ainsi que de gérer une entreprise. Le jugement est attendu le 10 décembre 2013.

Le retrait du aurait pu intervenir dès 2007

En attendant, le rapport non publié de l’agence, rédigé selon Mediapart pendant le premier semestre 2012 et transmis à la direction de l’ANSM en avril de la même année, stipule que les prothèses PIP auraient pu être retirées du marché bien avant mars 2010. Les données de matériovigilance dont disposait l’agence permettaient de conclure que «l’augmentation des ruptures pour les prothèses PIP» était «amorcée dès 2006».

Selon le document, «l’Afssaps aurait dû réagir dès 2007 et au plus tard en 2008», même en tenant compte d’un délai de latence. Une telle réaction aurait alors permis d’éviter d’implanter «entre 12 891 et 20 933 unités (au minimum entre 6 446 et 10 466 femmes), soit un tiers des porteuses des implants PIP».

Ce document interne a été saisi par la justice

Pire, l’agence aurait tenté de calmer les esprits alors que la commercialisation du produit avait été suspendue. En avril 2011, plus d’un an après le retrait du marché des prothèses, elle conseillait seulement «un examen clinique et une échographie tous les six mois». Or les auteurs du rapport affirment que, faute de données toxicologiques suffisantes, l’Afssaps aurait dû recommander l’explantation préventive des femmes porteuses d’implants.

Ces éléments accusateurs ne figurent pas dans le rapport officiel remis par l’agence, en février 2012, au ministre de la Santé de l’époque, Xavier Bertrand. Ils intéressent néanmoins la justice. Mediapart rappelle ainsi que le document jusqu’ici confidentiel a été saisi en avril 2012 lors d’une perquisition effectuée à l’ANSM à la demande de la juge d’instruction Annaïck Le Goff. Chargée du volet homicide et blessures involontaires de l’affaire, la magistrate n’a toujours pas clos son instruction.

VIDEO. Le jugement rendu le 10 décembre 2013

VIDEO. Mai 2013 : 4 ans de prison ferme requis contre Jean-Claude Mas



VIDEO. Janvier 2012 : aucune prothèse de bonne qualité, selon l’Afssaps


Santé – Google Actualités

What Next?

Related Articles

Leave a Reply

Submit Comment

*

code

trapez sac fiyatlari kacak bahis