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Scandale sanitaire: le Pradaxa sera-t-il le nouveau Mediator ? – TopSanté

Le 20 septembre 2013 à 13h00 – Mis à jour le 20 septembre 2013 à 16h13 – par Agathe Mayer

Les médecins biologistes alertent la ministre de la Santé sur le danger potentiel du Pradaxa, un anticoagulant oral qui aurait déjà fait plusieurs victimes.

Scandale sanitaire: le Pradaxa sera-t-il le nouveau Mediator ?

© Creatas

L’alerte des médecins biologistes dans la lettre qu’ils viennent d’adresser à la Ministre de la Santé est sans appel. Ils affirment que « les nouveaux anticoagulants oraux (NACO) sont le « nouveau Mediator » et que la France est proche d’un nouveau scandale médical ».
Dans leur ligne de mire, le Pradaxa, un anticoagulant oral fabriqué par le laboratoire allemand Boehringer Ingelheim, qui commence à beaucoup faire parler de lui en Allemagne et au Bénélux, car  il provoquerait des hémorragies internes parfois mortelles. La semaine dernière, le laboratoire allemand confirmait que 256 décès par hémorragie dans le monde étaient potentiellement imputables au Pradaxa, depuis son lancement en 2008.

Nouveaux anticoagulants : ils ont pris la place des AVK

Les nouveaux anticoagulants oraux (NACO) sont des médicaments qui permettent d’éviter la formation de caillots de sang dans les vaisseaux sanguins. Ils sont  prescrits en cas de phlébite, d’AVC ou chez certaines personnes qui souffrent de troubles du rythme cardiaque. Les NACO ont été développés et commercialisés à partir de  2008 afin d’offrir le même bénéfice (éviter la formation de caillots de sang) que les anticoagulants d’ancienne génération (les antivitamine K ou AVK), tout en  autorisant plus de liberté aux prescripteurs et aux patients, car ils ne nécessitent (théoriquement) pas de suivi biologique obligatoire, contrairement aux anciens médicaments.
Toutefois, les médecins biologistes rappellent que « la prescription des NACO entraînent les mêmes effets secondaires graves (hémorragies sévères, voire mortelles) que les AVK, avec toutefois une différence de taille : il n’existe pas d’antidote permettant, d’en neutraliser l’effet en cas d’hémorragie ».

Trop de patients concernés

En 2012, parmi les 100 000 patients suivant  un traitement anticoagulant, 57 % se sont vus prescrire un NACO en première intention. Et 35 000 patients se sont vus prescrire des NACO à la place de leur ancien traitement par AVK.

Nouveaux anticoagulants : un coût financier

Les médecins biologistes rappellent aussi au ministre de la Santé que « la  prescription des NACO est extrêmement coûteuse pour la solidarité nationale. Le coût mensuel du traitement par NACO  est de 76 euros, alors que celui des AVK, surveillance biologique incluse est en moyenne de 12.50 euros ».

L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), de son côté, a communiqué une information destinée aux professionnels de santé concernés (médecins, pharmaciens et personnel hospitalier). Elle leur a rappelé que «les médicaments Eliquis (apixaban), Pradaxa (dabigatran), Xarelto (rivaroxaban) sont de nouveaux anticoagulants oraux qui, contrairement aux antagonistes de la vitamine K, ne nécessitent pas de surveillance biologique. Néanmoins, leur utilisation peut être associée, comme pour tout anticoagulant, à la survenue de complications hémorragiques, parfois graves ».


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