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Secret des sources : non-lieu pour le journaliste Guillaume Dasquié – Le Monde

Le journaliste Guillaume Dasquié et le consultant sur les questions de renseignement Jean-Charles Brisard, en novembre 2001 à Paris.

Dans cette affaire, Guillaume Dasquié avait en effet été placé quarante heures en garde à vue par les enquêteurs qui souhaitaient connaître l’identité de sa source au sein de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE). Cette mesure avait suscité un vif émoi parmi les journalistes.

Lire le récit de Guillaume Dasquié : Gardé à vue, reportage à froid

Il avait ainsi été mis en examen le 7 décembre 2007 pour « détention et diffusion au public de renseignements, de documents ou de fichiers ayant le caractère d’un secret de la défense nationale ». En cause, un article du 17 avril 2007 du Monde intitulé « 11-Septembre 2001, les Français en savaient long » qui s’appuyait sur des fac-similés de notes « confidentiel-défense » (plus bas niveau du secret de la défense) de la DGSE.

REFUS DE LIVRER L’IDENTITÉ DE SA SOURCE

Le ministère de la défense avait porté plainte, démarche renouvelée après la publication d’un autre article sur un site de Guillaume Dasquié. Lors de la perquisition au domicile de Guillaume Dasquié furent retrouvées des notes de la DGSE et d’autres documents classifiés. Mais interrogé en garde à vue par les enquêteurs de la Direction de surveillance du territoire (DST), le journaliste avait refusé de livrer l’identité de sa source, selon l’ordonnance de non-lieu rendue par le juge antiterroriste Marc Trévidic.

Quant à Jean-Charles Brisard, il avait expliqué en décembre 2012 à l’AFP avoir rencontré Guillaume Dasquié à propos de ses documents en toute connaissance de cause de la DST : « A l’époque, la DST cherchait à connaître la source de la compromission des secrets de la défense nationale et on m’avait demandé de les en informer. »

« Je me réjouis de cette décision qui est de nature à réconcilier des principes de la liberté de la presse avec les nécessités de la défense nationale », a commenté Me Jean-Marc Fedida, avocat de Guillaume Dasquié. « Je regrette que cette procédure ait duré aussi longtemps alors qu’elle aurait facilement pu être évitée », a déclaré l’autre avocat du journaliste, Me Nicolas Verly.


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