07282017Headline:
antalya escort

Toujours plus de dépassements d’honoraires ? – metronews

“Les bornes sont dépassées !”. Tel est le titre de l’étude de l’association de consommateurs UFC-Que Choisir, sur “l’effarante évolution des honoraires des médecins spécialistes entre juillet 2012 et juin 2013″. L’organisation a examiné les tarifs de l’ensemble des médecins de trois spécialités : ophtalmologistes, gynécologues et pédiatres (5 560 médecins). Elle a constaté une hausse moyenne de 1,7 % des honoraires en un an, et même de 7 % pour les pédiatres.

Comme première cause d’augmentation, l’étude affirme que les deux tiers des spécialistes étudiés ont modifié leurs tarifs en un an : 45 % les ont augmentés de 2,6 euros en moyenne, 36 % les ont maintenus et 19 % les ont baissés (- 3,9 euros). Elle évoque ensuite “la bombe à retardement des jeunes médecins”. Ces derniers seraient plus souvent en secteur 2 (honoraires libres) que les retraités qu’ils remplacent et demanderaient par conséquent un tarif moyen plus élevé.

Bataille de chiffres

Mais à peine l’étude a-t-elle été publiée, qu’elle a été contestée par l’Assurance maladie. “Nous avons une tendance à la stabilisation voire à une légère inflexion à la baisse”, a affirmé à l’AFP Frédéric van Roekeghem, directeur de la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam). L’Assurance maladie a de son côté constaté que, sur 24 spécialités, la baisse globale des dépassements était de 1,2 % au premier semestre 2013 par rapport à la même période de 2012.

Le taux moyen de dépassement, au-dessus du tarif Sécu a baissé, selon elle, d’un point de pourcentage passant de 57 à 56 %. Pour les pédiatres, elle évoque donc une baisse de – 1,4 %, tandis que pour les gynécologues, les dépassements ont régressé de 2,7 %. Quant aux ophtalmologistes, ils auraient adouci leurs dépassements de – 1,7 %. “C’est un procès en sorcellerie de la part d’une organisation qui préfère faire du sensationnel”, affirme pour sa part le Dr Michel Chassang, président de la CSMF, le premier syndicat de médecins libéraux.

Les difficultés du contrat d’accès aux soins

Cette étude, UFC-Que Choisir la conclut sur la mise en place par le gouvernement du contrat d’accès aux soins (CAS). Présenté par le gouvernement comme la réponse définitive aux dépassements, il sera proposé aux médecins de secteur 2. En le signant, ces derniers s’engagent à limiter leurs dépassements, en échange du paiement d’une partie de leurs cotisations maladie et retraite. Prévu pour le 1er octobre, il a néanmoins été retardé de trois mois : selon Le Figaro, le nombre minimum de médecins devant le signer avant juillet (8 200) n’a pas encore été atteint.

“Ce contrat se contentera de geler les dépassements d’honoraires des seuls médecins volontaires, et ce à un niveau déjà trop élevé. Il ne sera d’aucune utilité pour lutter contre les augmentations futures liées au profil des jeunes médecins”, explique l’association. En conséquence, elle invite le gouvernement à redéfinir la rémunération des médecins, à plafonner les dépassements d’honoraires à 40 % du tarif de la sécurité sociale, et surtout, à fermer “sans délai” l’accès au secteur 2.


Santé – Google Actualités

What Next?

Related Articles

Leave a Reply

Submit Comment

*

code

trapez sac fiyatlari kacak bahis