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Vente de médicaments à l’unité : les économies potentielles restent … – La Tribune.fr

Vendre les médicaments à l’unité plutôt que dans des boîtes qui en contiennent un nombre fixe. C’est la nouvelle idée dévoilée par la ministre de la Santé Marisol Touraine jeudi. Objectif annoncé : réaliser des économies et mieux protéger les Français contre l’automédication.

La ministre de la Santé avait déjà annoncé mercredi que la branche assurance maladie serait la plus mise à contribution pour tenter de ramener le déficit de la sécurité sociale en dessous de 13 milliards d’euros, contre 16,2 milliards cette années.

Le remboursement des médicaments a coûté 22,6 milliards d’euros en 2012

Il faut dire que le remboursement des médicaments a coûté 22,6 milliards d’euros en 2012. Si ce chiffre est en baisse de 0,8% par rapport à 2011, une première, le mouvement est surtout le fait d’un recul général du coût des médicaments grâce à la loi sur les baisses tarifaires.

L’effet des génériques s’est lui aussi particulièrement fait ressentir. Ce sont ces effets de baisse des prix qui ont permis de réduire le montant total des remboursements. Le taux moyen de remboursement a lui plutôt augmenté.

Faire baisser le volume de médicaments consommés

Désormais, l’objectif est de faire baisser le volume de médicaments consommés en obligeant les pharmaciens à ne fournir au patient que la quantité exacte prescrite par le médecin.

A cause de la vente en trop grande quantité de médicaments par les pharmaciens, parce que le conditionnement en quantités fixes les y oblige, chaque Français en stockerait chez lui pour 1,5 kilos, selon Marisol Touraine.

Des économies pas si évidentes que cela

A priori, sur la question de la santé publique, les pharmaciens semblent en ligne avec la ministre, mais craignent pour la mise en place. “Attention à ne pas créer des systèmes qui seront beaucoup plus coûteux et inadaptés“, a mis en garde Gilles Bonnefond, président de l’Union des syndicats des pharmaciens d’officine.

En revanche, des doutes persistent sur l’effet de réduction des coûts que pourrait avoir une telle mesure. Car si la logique voudrait qu’en réduisant les volumes, les remboursements diminuent, le temps passé à déconditionner les médicaments vendus en boîtes par les pharmaciens pèsera sur leur productivité. Ce qui devra se payer, préviennent les syndicats de pharmaciens. Et il n’est pas sûr qu’une mesure visant à réduire les volumes vendus plaise aux industriels du secteur.

Le procédé est déjà utilisé aux États-Unis

La question de la vente en vrac de médicaments par les laboratoires est d’ailleurs sous-jacente à cette nouvelle idée. Car c’est elle qui permettrait de réaliser des économies. Mais cela n’est pas prévu pour le moment. C’est pourtant la pratique qui a été retenue aux États-Unis et en Suède notamment.

Pour l’heure, ni le ministère de la Santé, ni la Cnamts, contactés par La Tribune, n’ont été en mesure de fournir une estimation des économies qui pourraient être faites si la mesure était généralisée. En attendant, les avis auront le temps d’évoluer puisqu’elle sera testée dans plusieurs régions et certaines pharmacies volontaires.

>> Lire aussi : Comment Marisol Touraine compte redresser les comptes de la Sécu en 2014


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