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Vivendi attend les offres sur SFR d’ici à mercredi soir – Les Échos

Les offres devront comporter des éléments précis sur le prix, le financement, la gouvernance, les synergies et les conséquences en matière d’emploi.

Vivendi a donné aux candidats jusqu’à mercredi, 20 heures, pour soumettre leurs offres préliminaires – AFP

Vivendi a donné aux candidats jusqu’à mercredi, 20 heures, pour soumettre leurs offres préliminaires - AFP

Vivendi ne se contente pas de faire monter les enchères sur sa filiale SFR. Il les organise. Le groupe diversifié, qui devait introduire l’opérateur télécoms en Bourse, mais qui s’oriente finalement plutôt vers une vente, a demandé aux candidats intéressés de lui soumettre des offres préliminaires d’ici au mercredi 5 mars, 20 heures, a indiqué hier le site Internet du « Monde ».

Alors qu’Altice, la maison mère du câblo-opérateur Numericable, a déjà bien avancé sur son dossier de reprise de SFR, la démarche vise surtout à forcer Bouygues, qui ne cache pas son intérêt pour le deuxième opérateur mobile, à abattre ses cartes. Iliad, la maison mère de Free, ne serait, en revanche, pas sur le point de déposer une offre en bonne et due forme à ce stade. Interrogé lundi soir par « Les Echos », Vivendi n’a pas souhaité faire de commentaire, mais des sources proches du dossier confirment bien cette accélération du calendrier.

Les offres attendues par Vivendi devront comporter des éléments précis sur le prix, le financement, la gouvernance, les synergies et sur les conséquences en matière d’emploi. En particulier celle de Bouygues, dont on ne connaît toujours pas la teneur exacte. Le géant du BTP, qui ne peut prendre le risque de se retrouver isolé sur un marché des télécoms en pleine recomposition, sait qu’il a une carte à jouer face à un Altice déjà très endetté et dirigé par un Patrick Drahi beaucoup moins connu des pouvoirs publics et partageant l’essentiel de son temps hors de France. Pour rassurer, Bouygues met en avant sa solidité financière et son statut de groupe du CAC 40.

Martin Bouygues a pris son bâton de pèlerin

Le géant du BTP sait aussi que son projet aura du mal à passer la rampe de l’Autorité de la concurrence : selon les analystes de la Société Générale, le nouvel ensemble que sa filiale Bouygues Telecom constituerait avec SFR représenterait 51 % du marché des services mobiles (hors ventes de terminaux en termes de chiffre d’affaires), contre 42,5 % pour Orange et 6,5 % pour Free Mobile. Deux opérateurs se partageraient donc 90 % des revenus. Bouygues devra convaincre les pouvoirs publics que la casse sociale sera limitée en cas de fusion de sa filiale avec SFR et donner des gages aux autorités de la concurrence. C’est pour en persuader François Hollande que Martin Bouygues a pris son bâton de pèlerin et a rencontré le chef de l’Etat jeudi, selon le « Journal du dimanche ». La même semaine, il a vu Arnaud Montebourg et Fleur Pellerin.

Selon le « JDD », Bouygues offrirait deux fois plus de synergies de coûts que Numericable pour remporter l’adhésion des marchés. Et pour convaincre Vivendi, il serait prêt à se montrer accommodant sur la gouvernance. Le reste sera affaire de prix.

Écrit par Alexandre COUNIS
Chef de service




Économie – Google Actualités

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