
Viktor Ianoukovitch, l’ancien président pro-russe de l’Ukraine, a perdu sa longue bataille judiciaire visant à annuler les sanctions imposées par l’Union européenne.
Mercredi, la plus haute juridiction de l’UE a rejeté sa demande de levée des restrictions sur ses voyages et ses avoirs. Ces mesures avaient été mises en place en 2014, après sa destitution à la suite des manifestations de l’Euromaidan et sa fuite en Russie. Elles ont ensuite été renforcées après l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par Moscou en 2022.
Ianoukovitch soutenait que l’UE ne disposait d’aucune preuve solide contre lui et qu’aucune procédure pénale n’était ouverte en Ukraine au moment de l’adoption des sanctions. Mais les juges du Tribunal de l’Union européenne ont été clairs : son mandat présidentiel avait « clairement contribué à la déstabilisation » du pays. La cour a également relevé qu’il n’avait jamais pris ses distances avec Moscou et qu’il avait même participé à un plan visant à remplacer le président Volodymyr Zelensky en 2022.
Son fils, Oleksandr Ianoukovitch, qui a fait fortune dans les territoires du Donbass occupés par la Russie, avait lui aussi contesté ses propres sanctions. Son recours a également été rejeté.
Président de 2010 à 2014, Ianoukovitch est resté célèbre pour avoir tourné le dos à l’Europe au profit de Moscou, dilapidé les caisses de l’État et dépendu du soutien du Kremlin. Sa décision d’abandonner un accord d’association avec l’UE avait déclenché des manifestations massives qui se sont terminées dans la violence. Plus de 100 manifestants ont été tués lors des affrontements avec les forces de sécurité.
Après avoir appelé Vladimir Poutine à envoyer des troupes pour « rétablir l’ordre », Ianoukovitch s’est enfui en Russie, où il vit en exil depuis 2014. Foto-News UTR, Wikimedia commons.


















































































































































































