La question du territoire s’est imposée comme le principal point de friction alors que des négociateurs russes et ukrainiens se réunissent à Geneva pour deux jours
de pourparlers de paix sous médiation américaine, sur fond de pressions croissantes exercées par Donald Trump pour parvenir rapidement à un accord mettant fin à la guerre.
Les discussions, entamées mardi, portent essentiellement sur le contrôle des terres — le sujet le plus explosif d’un conflit entré dans sa quatrième année et considéré comme la plus grande guerre en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale. Si Washington appelle les deux camps à faire des compromis, les responsables ukrainiens estiment que la pression s’exerce avant tout sur Kyiv.
S’exprimant devant des journalistes à bord d’Air Force One, Donald Trump a affiché son impatience face au rythme des négociations. « L’Ukraine ferait mieux de venir rapidement à la table des négociations », a-t-il déclaré, qualifiant les discussions de Genève de « grands pourparlers » censés être faciles à conclure.
Cette initiative diplomatique intervient alors que les combats se poursuivent sur le terrain. Dans la nuit, la Russie a mené de lourdes frappes aériennes sur de vastes zones de l’Ukraine, causant d’importants dégâts aux infrastructures énergétiques de la ville portuaire méridionale d’Odesa. Le président ukrainien Volodymyr Zelenskiy a indiqué que ces attaques avaient privé de chauffage et d’eau des dizaines de milliers d’habitants.
Zelenskiy a de nouveau appelé les alliés de l’Ukraine à renforcer la pression sur Moscou, notamment par des sanctions plus sévères et une accélération des livraisons d’armes, estimant que seule une telle approche pourrait contraindre la Russie à accepter un accord de paix « réel et juste ».
À la table des négociations, Moscou maintient fermement ses exigences territoriales. La Russie demande à l’Ukraine de céder les 20 % restants de la région orientale de Donetsk encore sous contrôle ukrainien — une condition que Kyiv rejette catégoriquement.
Le porte-parole du Kremlin, Dmitry Peskov, a déclaré que les pourparlers de Genève porteraient sur un large éventail de sujets, tout en confirmant que la question des territoires restait centrale dans la position russe.
Cette nouvelle série de discussions fait suite à deux réunions organisées à Abu Dhabi, que les deux parties avaient qualifiées de constructives mais qui n’avaient débouché sur aucune avancée majeure. Le choix de Genève vise à insuffler un nouvel élan à un processus jusqu’ici au point mort.
Les États-Unis sont représentés par les envoyés Steve Witkoff et Jared Kushner, selon une source proche des discussions.
Pour l’heure, les diplomates se montrent prudents : la question du territoire — et l’avenir de l’est de l’Ukraine — demeure l’obstacle le plus difficile à surmonter. Foto-BriYYZ from Toronto, Canada, Wikimedia commons.

















































































































































































