L’Union européenne a renforcé sa réponse en matière de protection civile au Moyen-Orient, en rapatriant avec succès des centaines de citoyens européens bloqués dans la région alors que la
situation continue d’évoluer.
Deux vols de rapatriement affrétés directement par la Commission européenne ont atterri en toute sécurité en Roumanie, ramenant 356 citoyens européens qui étaient restés bloqués à Oman. Cette opération marque la première utilisation par la Commission de ses propres capacités de transport et de logistique rescEU pour une évacuation consulaire, à la suite d’une demande des autorités roumaines.
Cette étape importante élargit les capacités opérationnelles du mécanisme de protection civile de l’UE et renforce la capacité du bloc à réagir rapidement lorsque les États membres ne disposent pas des ressources nécessaires.
Première utilisation du transport rescEU pour une évacuation consulaire
Les vols ont été coordonnés par le Centre de coordination de la réaction d’urgence (ERCC), le centre de gestion des crises de l’UE. Le centre a activé les ressources rescEU après qu’aucun État membre ou pays participant n’a pu fournir de capacités de transport à la suite de la demande d’assistance de la Roumanie.
RescEU constitue une couche supplémentaire de soutien dans le cadre du mécanisme de protection civile de l’UE, conçu pour aider les pays lorsque les capacités nationales sont insuffisantes ou indisponibles.
Les avions de transport de passagers ont été intégrés aux capacités rescEU seulement récemment, en septembre 2025. L’opération actuelle représente la première activation de ces moyens pour un rapatriement consulaire.
Des milliers de citoyens déjà rapatriés
Au-delà des deux vols rescEU, l’Union européenne a déjà soutenu 42 vols de rapatriement liés à la situation au Moyen-Orient. Ces opérations ont permis de ramener plus de 4 100 citoyens européens en toute sécurité dans leur pays.
Les passagers ont été rapatriés vers la Belgique, la Bulgarie, la Tchéquie, l’Italie, Chypre, la Lettonie, la Lituanie, le Luxembourg, les Pays-Bas, l’Autriche, le Portugal, la Roumanie, la Slovaquie et la Suède.
D’autres évacuations prévues
D’autres vols de rapatriement sont prévus dans les prochains jours, alors que les demandes d’assistance continuent d’augmenter. Au total, 23 pays ont demandé l’aide de l’Union européenne via le mécanisme de protection civile.
Il s’agit de la Belgique, de la Bulgarie, de la Tchéquie, de l’Estonie, de l’Irlande, de la France, de l’Italie, de Chypre, de la Lettonie, de la Lituanie, du Luxembourg, de Malte, des Pays-Bas, de l’Autriche, de la Pologne, du Portugal, de la Roumanie, de la Slovénie, de la Slovaquie, de la Finlande, de la Suède, ainsi que de la Bosnie-Herzégovine et du Monténégro.
La Commission européenne coordonne l’opération en étroite collaboration avec le Service européen pour l’action extérieure et les délégations de l’UE dans la région. Les autorités restent en contact permanent avec les services consulaires nationaux afin de garantir une assistance rapide aux citoyens.
Comment fonctionne l’aide européenne au rapatriement
Lorsqu’un pays demande de l’aide dans le cadre du mécanisme de protection civile, l’ERCC coordonne rapidement l’assistance et mobilise des experts si nécessaire. Dans le cadre de rescEU, la Commission européenne peut couvrir jusqu’à 100 % des coûts de transport des vols de rapatriement d’urgence.
Cela diffère des autres formes de soutien de l’UE, où la couverture des coûts peut atteindre jusqu’à 75 %, à condition qu’au moins 30 % des passagers soient des citoyens d’autres États membres de l’UE ou de pays participants.
Même si l’UE coordonne et finance les vols, le rapatriement consulaire reste une compétence nationale. Les États membres concernés sont responsables des aspects consulaires de l’opération, notamment de l’attribution des places aux citoyens d’autres pays participant au mécanisme et du déploiement du personnel consulaire lorsque cela est nécessaire.
Les délégations de l’UE sur le terrain assistent également les États membres afin de garantir que le plus grand nombre possible de citoyens européens puisse bénéficier de ces opérations de rapatriement.
















































































































































































