
La France appelle à élargir le cessez-le-feu récemment conclu entre l’Iran et les États-Unis afin d’y inclure le Liban, avertissant que la poursuite des opérations militaires dans ce pays risque de
compromettre une stabilité régionale déjà fragile.
S’exprimant jeudi, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a fermement condamné ce qu’il a qualifié de frappes israéliennes « massives » menées la veille. Ses déclarations interviennent après une réunion du Conseil de défense convoquée à Paris par le président Emmanuel Macron pour évaluer les conséquences du cessez-le-feu avec l’Iran et les tensions plus larges dans la région.
Barrot a insisté sur le fait qu’une désescalade crédible ne pouvait se limiter au face-à-face entre Téhéran et Washington. « Le cessez-le-feu ne peut pas être partiel », a-t-il laissé entendre, soulignant l’inquiétude de la France face au risque que le Liban devienne le prochain point de bascule.
Pression accrue sur l’Iran avant les négociations
La France demande également à Téhéran de faire des concessions majeures dans le cadre des discussions à venir, attendues au Pakistan. Selon Jean-Noël Barrot, l’Iran doit renoncer à toute capacité nucléaire militaire, cesser l’usage de missiles et de drones menaçant les pays de la région et mettre fin à son soutien à des groupes armés comme le Hezbollah, le Hamas et les Houthis.
Il a en outre appelé l’Iran à garantir la libre circulation dans le détroit d’Ormuz, axe stratégique essentiel pour l’approvisionnement énergétique mondial.
Les opérations israéliennes au Liban attisent les tensions
Cet appel français intervient alors qu’Israël intensifie ses opérations militaires dans le sud du Liban, visant des positions liées au Hezbollah. Ces frappes s’inscrivent dans une stratégie plus large visant à affaiblir les capacités militaires du mouvement et à prévenir les attaques transfrontalières.
Si Israël affirme agir pour défendre sa frontière nord, cette escalade alimente les craintes d’un conflit élargi impliquant plusieurs acteurs régionaux. Le Hezbollah, soutenu par l’Iran, a déjà procédé à des échanges de tirs sporadiques avec les forces israéliennes, augmentant le risque d’un embrasement.
Diplomates européens et moyen-orientaux redoutent désormais que l’absence du Liban dans les termes du cessez-le-feu ne fragilise l’accord actuel et ne replonge la région dans une confrontation plus vaste et plus dangereuse. Foto-DAVID HOLT from London, England, Wikimedia commons.



















































































































































































