Le constructeur chinois de camions électriques Windrose, dont le siège européen se trouve dans la commune flamande de Zele, a franchi une étape majeure : l’entreprise a obtenu toutes les
certifications nécessaires pour que ses véhicules puissent circuler sur les routes publiques de l’Union européenne. Son CEO, Wen Han, s’attend également à signer d’ici la fin de l’année l’accord final concernant la concession pour une future usine d’assemblage à Anvers.
Ce processus atteste que les camions respectent toutes les normes techniques et juridiques européennes. « Au cours des 44 derniers mois, on m’a souvent répété que nous n’obtiendrions jamais l’homologation en raison de notre design unique », a déclaré Han. « Certains experts affirmaient que nous ne savions pas construire un camion électrique. »
Malgré ces critiques, Han estime que le modèle de Windrose répond clairement aux besoins du marché. « Notre camion n’est pas la solution idéale pour tout le monde, mais pour le transport longue distance — jusqu’à 670 kilomètres avec des charges lourdes — il constitue actuellement la meilleure option dans sa catégorie de prix, à 250 000 euros », a-t-il affirmé.
Windrose, parrain officiel du club de basket des Antwerp Giants, prépare son premier essai routier en Belgique. L’entreprise devrait collaborer avec la société de transport flamande Gilbert De Clercq, un test étant attendu aux alentours de la période de Noël.
Le siège européen de Windrose s’est installé à Zele l’année dernière, et l’entreprise prévoit d’assembler à l’avenir des pièces venues de Chine dans une usine à Anvers, avec un objectif d’ouverture en 2026. Le financement du projet s’est toutefois révélé complexe. Fin 2024, le fonds d’investissement flamand PMV a refusé de participer après analyse des chiffres — une décision ensuite suivie par le fonds fédéral SFPIM. L’organisation patronale Voka a salué le sérieux de l’examen mené par les autorités flamandes.
Han affirme pourtant que le projet reste solide, indiquant au Gazet Van Antwerpen avoir déjà levé environ 350 millions de dollars auprès d’investisseurs privés et de banques. En parallèle, le CEO ambitionne également d’implanter une usine de production complète à Onnaing, en France. Foto- truckinginfo.com.














































































































































































