Le gouvernement français maintient fermement son opposition aux propositions visant à nationaliser les sites français du sidérurgiste ArcelorMittal, malgré une pression politique croissante et
l’inquiétude suscitée par de possibles suppressions d’emplois dans un marché de l’acier en repli.
Le ministre des Finances Roland Lescure a réaffirmé la position de l’exécutif dans un communiqué publié vendredi, au lendemain du vote surprise de l’Assemblée nationale en faveur d’une motion appelant à la nationalisation des sites. L’initiative, portée par le parti d’extrême gauche La France Insoumise, a été adoptée par 127 voix contre 41, mais devrait se heurter au Sénat, où la majorité de droite y est opposée.
Le gouvernement rejette de longue date l’idée de reprendre le contrôle des installations, estimant que la nationalisation ne constitue ni une réponse adaptée ni une solution efficace aux difficultés de la filière.
«Je prends acte du vote du Parlement visant à nationaliser ArcelorMittal », a déclaré Lescure. « Nous continuerons à nous opposer à la nationalisation d’ArcelorMittal tout au long du processus législatif, tout en travaillant à proposer des solutions pour l’entreprise et ses salariés », a-t-il ajouté.
Les salariés des sites français du groupe sidérurgique font face à une incertitude croissante, alors que l’ensemble du secteur européen est sous pression en raison de la volatilité persistante des marchés et des négociations tarifaires toujours en cours entre les États-Unis et l’Europe.
French Minister for Economy, Finance, and Industrial, Energy and Digital Sovereignty Roland Lescure takes part in the Eurozone finance ministers' meeting in Brussels, Belgium, November 12, 2025. Foto- indeedous, Wikimedia commons.


















































































































































































