
Le gouvernement fédéral belge a approuvé l’introduction de quotas de genre pour les comités exécutifs des entreprises publiques autonomes, telles que bpost, la SNCB, Proximus et Infrabel.
Pour la première fois, cette règle s’appliquera non seulement aux conseils d’administration, mais aussi aux équipes de direction, exigeant qu’au moins 33 % des membres soient des femmes.
Aucune échéance précise n’a encore été fixée, mais le ministre de l’Égalité des chances, Rob Beenders (Vooruit), a déclaré que les entreprises devront se conformer « à court terme ».
L’impact variera selon les sociétés. Chez bpost, récemment rebaptisée Bnode, seules deux des dix directions exécutives sont occupées par des femmes, ce qui nécessitera des ajustements. La SNCB, en revanche, respecte déjà le quota, avec trois femmes au sein de son équipe de neuf membres.
La Belgique dispose déjà de quotas pour les conseils d’administration, qui ont considérablement augmenté la représentation féminine. Selon les chiffres du gouvernement, la part de femmes dans les conseils est passée de moins de 10 % en 2008 à plus de 37 % aujourd’hui.
Beenders a présenté les quotas comme une mesure temporaire pour briser les barrières persistantes. Il avait initialement proposé un seuil plus strict de 40 % et l’extension des quotas aux grandes entreprises privées, mais ses partenaires de coalition s’y sont opposés, estimant que ces règles étaient trop intrusives et que les dirigeants devaient être choisis sur la base du mérite. Le gouvernement s’est finalement accordé sur un seuil plus faible, limité aux entreprises publiques.
Le projet de loi sera désormais soumis au Conseil d’État et à d’autres instances consultatives avant d’être présenté au parlement pour approbation. Foto- Phil Whitehouse, Wikimedia commons.