
Un organisme environnemental des Nations unies a accepté d’examiner une plainte accusant la France d’avoir enfreint les règles internationales de transparence et de participation du public
lors des préparatifs des Jeux olympiques d’hiver de 2030.
La plainte, déposée par le Collectif Citoyen JOP2030 — un groupe réunissant des habitants des Alpes, des organisations environnementales et diverses associations — soutient que la France n’a pas respecté plusieurs dispositions de la Convention d’Aarhus, un accord juridiquement contraignant garantissant l’accès du public à l’information environnementale et à la participation aux décisions. La convention, qui compte 48 États membres, dont ceux de l’UE, vise à assurer transparence et responsabilité dans les questions environnementales.
Mercredi, le Comité de conformité de la convention, composé d’experts juridiques indépendants, a jugé la plainte recevable. Le collectif accuse les autorités de ne pas avoir suffisamment consulté le public durant la candidature et la préparation des Jeux, et de ne pas avoir communiqué de manière transparente des informations environnementales essentielles. Il alerte également sur l’empreinte carbone potentiellement élevée de l’événement et sur les projets d’infrastructures dans des zones alpines sensibles.
La mission permanente de la France à Genève n’a pas répondu immédiatement aux demandes de commentaire.
Selon la Commission économique des Nations unies pour l’Europe, c’est la première fois qu’un cas de conformité lié à la Convention d’Aarhus est ouvert contre un pays en lien avec l’organisation des Jeux olympiques.
«Cette décision historique devrait inciter la France à cesser d’imposer ses choix à ses citoyens et à organiser immédiatement un débat public sur l’accueil des Jeux », a déclaré Delphine Larat, avocate et cofondatrice du collectif JOP2030.
Une plainte distincte déposée par plusieurs parlementaires français a également été déclarée recevable.
La France dispose désormais de cinq mois pour soumettre sa réponse officielle, après quoi le comité commencera à examiner si elle a enfreint ses obligations au titre de la convention. Le processus pourrait durer plusieurs années.
En février, Edgar Grospiron, président du comité d’organisation des Jeux de 2030, avait affirmé vouloir limiter autant que possible l’impact environnemental de l’événement.
Les Jeux olympiques d’hiver de 2030 doivent se dérouler à Nice et dans les Alpes françaises du 1er au 17 février. Foto-Tobi 87, Wikimedia commons.


















































































































































































