La Belgique ne participera à aucun conflit militaire dirigé par les États-Unis et Israël contre l’Iran, a confirmé lundi le Premier ministre Bart De Wever, clarifiant la position du gouvernement
fédéral dans un contexte de tensions géopolitiques croissantes.
Lorsqu’on l’a interrogé sur une éventuelle opération dans le stratégique Strait of Hormuz, De Wever a souligné que la Belgique n’avait pas l’intention de s’impliquer directement. Cependant, il a précisé que toute demande formelle des alliés—que ce soit par le biais de NATO ou de partenaires bilatéraux comme l’Arabie saoudite ou les Émirats arabes unis—serait examinée collectivement au sein du gouvernement.
Conciliation entre alliances et politique nationale
Tout en excluant une participation militaire immédiate, De Wever a laissé la porte ouverte aux discussions diplomatiques si des nations alliées recherchent un soutien. Ses propos reflètent l’approche prudente de la Belgique face à l’escalade des tensions au Moyen-Orient, privilégiant la concertation plutôt qu’un alignement automatique.
Le Premier ministre répond à la polémique sur la Russie
Le Premier ministre a également réagi aux critiques suscitées par ses récents propos sur la Russie, rejetant fermement l’idée que la Belgique pourrait se détourner de l’Ukraine. De Wever a insisté sur le fait que toute normalisation des relations avec la Russie dépendrait exclusivement d’un accord de paix acceptable pour l’Union européenne et l’Ukraine.
Ces commentaires ont suivi ses déclarations selon lesquelles l’Europe doit renforcer ses défenses militaires tout en envisageant à long terme une restauration des relations avec la Russie. Ces propos ont déclenché un débat politique tant au niveau national qu’international.
Répondant à ses détracteurs, De Wever a rejeté les accusations de sympathie envers le président russe Vladimir Putin. « On exagère la situation », a-t-il déclaré, affirmant que s’engager dans des négociations relève de la nécessité pratique et non d’une concession politique.
Appel à une stratégie de paix réaliste
Selon De Wever, des discussions diplomatiques avec la Russie sont déjà en cours, mais l’Union européenne n’y est pas directement représentée malgré les coûts économiques et politiques importants qu’elle supporte. Il estime que les négociations sont essentielles pour parvenir à une résolution durable du conflit en Ukraine.
Il a toutefois insisté sur le fait que tout accord de paix ne doit pas se faire au détriment de la souveraineté ukrainienne. Il doit s’accompagner de capacités de défense européenne renforcées et d’une sécurité accrue sur le flanc est.
« Un accord durable doit être équitable pour l’Ukraine et l’Union européenne », a déclaré De Wever, ajoutant que la normalisation des relations avec la Russie ne devrait suivre qu’un tel résultat. « Après chaque guerre, l’objectif est de tourner la page—il ne peut pas s’agir de rester ennemis pour toujours. »
Une position ferme mais mesurée
Les déclarations de De Wever illustrent la tentative de la Belgique de trouver un équilibre prudent : éviter l’implication directe dans de nouveaux conflits tout en promouvant une diplomatie pragmatique dans les conflits en cours. Son message souligne le dilemme plus large de l’Europe : maintenir l’unité et la sécurité tout en naviguant dans des tensions mondiales complexes. Foto-© European Union, 1998 – 2026, Wikimedia commons.



















































































































































































