
Air France-KLM a enregistré un bénéfice d’exploitation annuel record, confirmant que sa stratégie axée sur le voyage premium porte ses fruits malgré la
persistance de pressions sur les coûts.
Le groupe aérien franco-néerlandais a annoncé jeudi un bénéfice d’exploitation de plus de 2 milliards d’euros pour 2025, une première dans son histoire. Cette performance, supérieure aux attentes du marché, a fait bondir le titre de 6,8 % en Bourse.
Ces résultats s’inscrivent dans un contexte de forte demande pour les services haut de gamme au sein des compagnies aériennes européennes. Si le nombre d’Européens voyageant vers les États-Unis a reculé l’an dernier, Air France-KLM a indiqué que la demande restait particulièrement soutenue sur les lignes transatlantiques, avec une croissance marquée des cabines premium.
Cette dynamique fait suite à d’importants investissements dans l’expérience client, notamment le déploiement d’un WiFi plus rapide à bord, la modernisation des salons d’aéroport et une refonte complète de l’offre de première classe.
«Nos compagnies ont transporté plus de 100 millions de passagers et dégagé un résultat d’exploitation supérieur à 2 milliards d’euros – une première dans notre histoire », a déclaré le directeur général Ben Smith dans un communiqué.
Le résultat représente une hausse de 400 millions d’euros par rapport à 2024 et dépasse largement les 1,88 milliard d’euros anticipés par les analystes interrogés par LSEG.
Pour l’avenir, le groupe prévoit d’augmenter sa capacité de 3 % à 5 % cette année grâce à l’arrivée de nouveaux appareils. Il ambitionne également de porter sa marge d’exploitation à plus de 8 % d’ici 2028, contre 6,1 % en 2025.
La baisse des prix du carburant a contribué à ces performances supérieures aux attentes, tout comme la progression du chiffre d’affaires. Les coûts ont toutefois continué d’augmenter, les redevances facturées à l’aéroport d’Aéroport d’Amsterdam-Schiphol pesant sur les revenus par passager.
L’action Air France-KLM affiche désormais une hausse de près de 52 % sur un an, le marché saluant la capacité du groupe à contenir des coûts de main-d’œuvre élevés.
Certains analystes restent néanmoins prudents, évoquant un possible ralentissement des voyages des Américains vers l’Europe au cours de l’année à venir, sur fond de fragilisation du pouvoir d’achat et d’arbitrages défavorables aux longs courriers. Foto-Leaderofthewave, Wikimedia commons.
















































































































































































