
Le distributeur belge Colruyt Group a officiellement finalisé son retrait du marché français, achevant la vente de ses supermarchés et stations-service en France.
L’opération devrait générer environ 230 millions d’euros de liquidités, mais elle s’accompagne d’un lourd impact social, avec plus de 700 emplois supprimés, selon les syndicats français.
Présent en France depuis 1996, Colruyt avait annoncé l’an dernier son intention de quitter le pays, invoquant des conditions de marché difficiles. Au total, 100 supermarchés et 45 stations-service ont été mis en vente dans le cadre de cette stratégie de désengagement.
La majorité des magasins ont été repris par Group Mousquetaires, groupe de distribution surtout connu pour l’enseigne Intermarché. En revanche, aucun repreneur n’a été trouvé pour un nombre limité de magasins et d’entrepôts, qui ont donc été fermés.
Les syndicats estiment que ces fermetures ont entraîné la suppression de plus de 700 postes, dont environ 600 dans la région de Dole, dans l’est de la France. Colruyt a confirmé que la cession de ses activités françaises a été finalisée le 28 février. Les sites sans repreneur ont été définitivement fermés, tandis que la recherche d’acheteurs pour les actifs immobiliers restants se poursuit.
Le groupe s’attend à encaisser les produits de la vente au cours du second semestre de l’exercice 2025/26. Parallèlement, la mise en œuvre de l’accord social lié à la restructuration devrait entraîner des coûts estimés entre 55 et 65 millions d’euros.
Cette décision marque la fin de près de trois décennies de présence de Colruyt en France et illustre les difficultés croissantes rencontrées par les distributeurs internationaux sur un marché français de la grande distribution particulièrement concurrentiel. Foto-Mcnulty6*, Wikimedia commons.
















































































































































































