La France a exprimé son inquiétude face à la disparition d’un citoyen français en Iran, qualifiant l’affaire d’« inquiétante », selon le ministre chargé des Français de l’étranger. L’homme, présumé
être un adolescent en voyage à vélo, est porté disparu depuis la mi-juin — quelques jours seulement après des frappes aériennes israéliennes visant des sites iraniens.
Laurent Saint-Martin, ministre délégué chargé des Français de l’étranger et également ministre du Commerce extérieur, a confirmé la disparition lors d’une interview accordée lundi à RTL. « C’est une disparition inquiétante, et nous sommes en contact avec la famille », a-t-il déclaré. « C’est préoccupant, car l’Iran a une politique connue de détention de ressortissants occidentaux. »
Bien que Saint-Martin n’ait pas explicitement accusé les autorités iraniennes d’être impliquées, il a souligné que l’homme possédait également la nationalité allemande.
Selon les médias français, l’individu disparu est un jeune homme de 18 ans qui s’est volatilisé peu après une opération militaire israélienne en Iran. Cette affaire vient s’ajouter aux tensions persistantes entre Paris et Téhéran concernant la détention de citoyens français.
Par ailleurs, l’Iran a officiellement inculpé deux ressortissants français — Jacques Paris et Cécile Kohler — d’espionnage au profit du Mossad, le service de renseignement israélien. Tous deux sont emprisonnés en Iran depuis plus de trois ans. La France a fermement condamné leur détention, la qualifiant de « prise d’otages d’État ».
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, s’est récemment entretenu avec son homologue iranien Abbas Araqchi. Bien que le cas de l’adolescent disparu n’ait pas été mentionné dans le communiqué officiel de Barrot, il a appelé à la libération « immédiate et inconditionnelle » de Paris et Kohler.
À la suite de frappes israéliennes contre la prison d’Evin à Téhéran, la sœur de Kohler a signalé que le couple avait été déplacé, mais leur nouvel emplacement reste inconnu.
Les Gardiens de la Révolution iraniens ont arrêté des dizaines de ressortissants étrangers et binationaux ces dernières années, souvent pour des accusations d’espionnage. Les groupes de défense des droits de l’homme et les gouvernements occidentaux accusent Téhéran d’utiliser ces détenus comme levier diplomatique — ce que l’Iran dément.
En mai, la France a porté l’affaire devant la Cour internationale de Justice, accusant l’Iran de violation du droit à la protection consulaire, dans le but d’intensifier la pression pour obtenir la libération de ses citoyens détenus. Foto- Sasan Geranmehr, Wikimedia commons.




















































































































































































