
Israël progresse plus rapidement que prévu dans l’atteinte de ses objectifs militaires en Iran, selon l’ambassadeur du pays en France, qui a indiqué que la campagne resterait conforme à la
durée initialement estimée de quelques semaines.
S’exprimant mardi sur BFM TV, l’envoyé israélien Joshua Zarka a déclaré que l’opération avance plus vite que le calendrier fixé au début du conflit.
« Lorsqu’on nous a demandé au début de cette guerre combien de temps elle durerait, nous avions répondu quelques semaines. Cette estimation n’a pas changé », a expliqué Zarka. « En fait, nous sommes en avance sur le calendrier pour atteindre nos objectifs de guerre. »
Zarka, ancien diplomate en chef d’Israël sur les questions liées à l’Iran, a précisé que la mission va au-delà du démantèlement du programme nucléaire iranien. Il a expliqué qu’Israël vise également à affaiblir considérablement la direction iranienne, limitant sa capacité à mener ou soutenir des attaques au-delà de ses frontières.
Selon l’ambassadeur, l’objectif plus large est de réduire le pouvoir de l’établissement dirigeant iranien au point que le peuple iranien puisse, en fin de compte, décider de son propre avenir politique.
Lors de l’interview, Zarka a également commenté la possibilité que Mojtaba Khamenei, le fils du actuel guide suprême Ali Khamenei, prenne la tête du pays. Il a suggéré que si Mojtaba Khamenei poursuivait les mêmes politiques que son père, il pourrait devenir une cible potentielle pour Israël.
Parallèlement, Israël a intensifié ses opérations contre Hezbollah, le groupe militant soutenu par l’Iran basé au Liban, après des attaques sur le territoire israélien.
Le gouvernement libanais a indiqué être ouvert à des négociations directes avec Israël afin d’arrêter les combats. Cependant, Zarka a écarté pour l’instant toute possibilité de pourparlers, affirmant que le Liban n’avait pas pris de mesures concrètes pour désarmer le Hezbollah.
« À ce stade, je ne suis au courant d’aucune décision visant à entamer des négociations pour mettre fin à la guerre », a-t-il déclaré. « La véritable condition pour mettre fin au conflit serait le désarmement du Hezbollah — et cette décision appartient au gouvernement libanais. »
Ces déclarations mettent en lumière la position ferme d’Israël alors que les tensions régionales continuent de croître, le conflit impliquant l’Iran et ses alliés menaçant de s’étendre à travers le Moyen-Orient. Foto-Wikimedia commons.



















































































































































































